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10 décembre 2007, à Mons, au Conseil communal, Richard Miller présente le budget général des recettes et des dépenses pour l'exercice 2008.
(Extraits)

 

Richard MILLER : Chers Collègues. Vous me permettrez quelques considérations préliminaires avant la présentation de ce projet
de budget 2008. Tout d'abord, première considération, je tiens à rappeler que ce budget
est le 8ème élaboré et présenté par la majorité PS - MR qui conduit la Ville depuis les
Elections Communales de 2000. Pour ma part, à titre personnel, c'est le 5ème budget
dont j'ai la responsabilité en tant qu'Echevin. On s'habitue à tout ! Je le déclare
d'emblée, ce budget 2008 est compte-tenu des difficultés réelles qui sont celles de la
Ville de Mons, ce budget 2008 est celui dont je suis le plus satisfait. C'est celui qui a
exigé de la part de mes Collègues, de moi-même, ainsi que de l'ensemble des services
communaux, le plus de travail mais aussi le plus d'engagement responsable au service
de notre Ville. Du budget 2007, vous vous souviendrez que j'avais dit que sans être
catastrophique, il n'était pas glorieux. Pour l'année qui va débuter, 2008, je répète que,
compte-tenu du contexte politique général, compte-tenu des difficultés financière réelles
et aucun membre du Collège ne niera l'existence de ces difficultés, le présent projet de
budget traduit parfaitement la volonté du Collège tout entier, une volonté que l'on peut
résumer par quelques mots : de la rigueur ; de la raison ; des perspectives. Deuxième
considération sur laquelle je ne vais pas insister longuement, mais je crois qu'il ne serait
pas normal de passer cela sous silence, je veux quand même rappeler la situation de plus en plus en difficile voir déplorable de plusieurs Villes et Communes de Wallonie. Donc, je sais que comparaison n'est pas raison, mais il faut quand même rappeler ce contexte, je vous renvoie à cet égard, à l'étude publiée dans le numéro de novembre du
Mouvement Communal, à savoir l'organe officiel de l'Union des Villes et Communes
de Wallonie. Le débat qui a lieu actuellement à Namur, au sein du Gouvernement
Wallon, notamment à propos de la révision des critères de répartition du Fonds des
Communes est bien entendu d'une importance décisive à ce sujet. Par delà les
appartenances politiques, je crois que les Conseillers communaux montois ne peuvent
que souhaiter des critères de répartition plus équitable. Troisième et dernière
considération, elle est peut-être un peu plus ponctuelle mais je tiens quand même à la
faire, je me suis contraint en tant que membre du Collège à ne pas réagir à l'un ou
l'autre article récemment publié, dans lesquelles les finances communales de Mons
étaient évoquées. Je demande qu'on ne m'en tienne pas grief, mais j'ai préféré respecter les règles qui consistent à réserver aux Membres du Conseil Communal la primeur des informations. Le projet de budget 2008 dont j'ai l'honneur au nom de mes Collègues de tracer les grandes lignes n'est pas, contrairement à tel ou tel scénario catastrophe, en déficit. A la différence de ce qui est annoncé par diverses grandes Villes de Wallonie, le budget 2008 de Mons est présenté en équilibre à l'exercice propre. Au budget global, le solde positif est de 18.848.385€. Boni auquel il faut ajouter 8.118.530€ de provisions restantes après l'application du budget 2008 que je vous présente. Alors, juste un mot de pratique, j'attire l'attention en particulier des Conseillers communaux et des représentants de la presse, sur l'addendum au budget qui vous est présenté. Cet addendum a toute son importance. Au moment où nous avons élaboré le budget 2008 et où nous avons fait imprimer et où nous vous avons adressé les documents, nous savions qu'une décision pouvait encore être prise par le Gouvernement Wallon, elle l'a été en date du 29/11/2007. Il s'agit en résumé d'une recette de transfert, décidée par le Gouvernement Wallon dans sa grande sagesse, de 544.172€ au titre de compensation pour la réduction du Fonds des Communes. Cette modification est importante parce qu'elle a quand même des conséquences sur le tableau récapitulatif qui se trouve en page 96 du document budget ordinaire. Il faut modifier les recettes en conséquence et modifier également le résultat global. C'est un élément plutôt d'ordre pratique, mais n'oubliez pas, Mesdames, Messieurs, qu'il y a cet addendum qui a toute son importance. Quand on reprend l'ensemble des montants, à savoir ceux qui sont repris en page 84 de l'annexe au projet de budget, nous avons des provisions pour un montant de 8.118.530€. Je rappelle quelques éléments. En 2000, au moment de l'entrée en fonction de l'actuelle majorité, un état des lieux avait été établi à la demande de notre Bourgmestre Elio DI RUPO et réalisé par Madame Françoise COLINIA. Cet état des lieux des finances de la Ville a évalué à 20.000.000€ l'ampleur des difficultés structurelles de la Ville de Mons. Nous sommes alors en l'an 2000. La preuve en est que le premier versement qui est opéré via l'aide TONUS est de 19.069.086€. Compte tenu de cet héritage, en 2001 - 2002 le budget a été présenté en déséquilibre. Les années se sont succédé et il est vrai que pour atteindre l'équilibre au budget 2007 il a fallu utiliser davantage de fonds propres ou de provisions. Le solde structurel à financer étant remonté à 13.084.000€. Cette situation défavorable s'est d'ailleurs vue confirmée par les comptes 2006. Il ne faut pas se dissimuler chers Collègues, que le mécanisme TONUS entraine en effet des effets secondaires puisqu'il s'agit d'emprunts dont la Ville doit assumer la charge et qu'en outre les montants attendus tardent parfois à être versés.
Pour le budget 2008, le Collège, l'ensemble de mes Collègues, à donc décidé de faire
encore davantage preuve de rigueur. En effet, début octobre 2007, quand nous avons
entamé les discutions politiques pour l'élaboration de ce budget, la plus mauvaise
projection établie par mes services prévoyait un solde structurel à financer de
16.242.000€. C'est à cela que nous nous sommes attaqués durant les semaines qui viennent de s'écouler. A la suite de tout un ensemble de mesures d'économies décidées
par le Collège, lesquelles, j'attire fortement votre attention là-dessus, s'ajoutent à des
mesures d'économies déjà prises les années antérieures. A tel point que, et Monsieur le
Bourgmestre vient de le rappeler, les dépenses de fonctionnement de la Ville de Mons,
aujourd'hui, ne représentent plus que 9.3% du total des dépenses de la Ville. Donc on
essaye de limiter au maximum les dépenses inutiles mais aussi utiles mais on ne peut
pas faire non plus saigner une pierre. Et donc il faut maintenir un degré d'activité dans
la Ville de Mons. Nous avons également opéré plusieurs opérations liées à une gestion
dynamique de la dette. Vendredi dernier, ceux qui étaient présents en commission des
finances ont entendu un exposé de l'agent de DEXIA qui est venu nous expliquer que
depuis 5 ans les différentes mesures de gestion active de la dette, ont fait économiser
785.000€ à la Ville de Mons. Uniquement en étant attentif aux taux de remboursements.
Ainsi nous avons également opéré des choix budgétaire. Le solde structurel se réduit de
16.000.000€ à 11.137.031€ lorsque l'on a introduit la mesure prise par le Gouvernement
Wallon récemment à propos de 544.000€ dont je vous parlais. C'est-à-dire, et ça j'y
insiste beaucoup, parce que c'est le signe de la volonté du Collège de continuer à
maitriser les finances et le budget de la Ville, c'est-à-dire 2.000.000€ de moins qu'en
2007. Donc budget initial 2007 était de 13.000.000€ et plus et nous sommes maintenant
à 11.137.000€. Donc il y a une amélioration de l'ordre de 2.000.000€ et de 404.000€
par rapport à 2006. Ce solde structurel est rencontré via 6.850.000€ d'aide TONUS et
encore une fois, l'aide TONUS elle n'est pas quelque chose que l'on octroie à la Ville
de Mons pour les beaux yeux de l'Echevin ou de l'Echevine précédente, c'est
simplement parce qu'il y a la reconnaissance du fait que la Ville de Mons a des
obligations et des contraintes et qu'elle a besoin des moyens financiers pour y faire face.
6.850.000€ d'aide TONUS, ce qui nous amène à une utilisation de provision de
4.287.000€ soit 2.78% des recettes totales. Des provisions que nous avons constituées à cet effet et qui y sont affectées. Ce prélèvement sur provision était pour le budget initial de 2007 de 6.184.635€, on retrouve donc cette variation, cette réduction de l'ordre de 2.000.000€. Alors, ne me faites pas dire ce que je n'ai pas dit, je n'ai pas dit que tout
était merveilleux et que l'avenir budgétaire de la Ville de Mons était maintenant
totalement dégagé. Nous connaissons une situation difficile. Mais ce que je veux
vraiment vous communiquer, c'est qu'à travers le projet de budget 2008, le Collège
affirme sa volonté de maitriser ces difficultés et d'y apporter des réponses sans mettre à
genoux la Ville de Mons. Alors, je sais qu'une année budgétaire n'est pas l'autre, comparaison n'est pas toujours raison, mais comme me l'avait dit un jour un ancien
Echevin des Finances, qui a d'ailleurs été cité tout à l'heure par Madame MERCIER,
feu Jean-Claude CARPENTIER, l'expérience apprend qu'un budget est quelque chose
d'impalpable mais aussi d'extrêmement mobile, d'extrêmement vivant et les choses
bougent. Il faut essayer de garder raison dans tout cela. Mais je prétends que
l'amélioration grâce à la volonté, à l'action et aux décisions du Collège, cette
amélioration est bel et bien inscrite noir sur blanc dans les documents qui sont à la
disposition de tous. Je rappelle donc quelques chiffres clefs, ils ont déjà été cités par
Monsieur le Bourgmestre, au global, un boni de 18.848.000€, à l'exercice propre un
équilibre recettes/dépenses pour 154.186.000€, une intervention TONUS de 6.850.000€
et un prélèvement sur provisions de 4.287.000€, le tout nous laissant des provisions
pour plus de 8.000.000€. Mesdames, Messieurs, vous comprendrez, chers Collègues,
que l'ensemble des membres du Collège, tiennent à insister particulièrement sur le fait
que ce résultat est atteint sans augmentation du taux de la taxe additionnelle à l'impôt
des personnes physiques, lequel est resté à 8% alors que la circulaire permettait de
monter à 8.8%. Ce taux reste inchangé à la différence des décisions sur lesquelles il ne
m'appartient pas de me prononcer mais qui ont été évoquées dans l'article que je citais
tout à l'heure. J'en arrive à la conclusion, si j'ai davantage insisté dans ma présentation
sur l'aspect " rigueur ", je voudrais terminer par les deux autres termes que j'ai utilisés,
à savoir ceux de " raison " et de " perspectives ". L'ensemble de mes Collègues du
Collège s'est refusé à prendre des mesures qui à terme, iraient à l'encontre du bien être
de nos concitoyens ainsi que du développement de notre Ville. Par exemple, assurer la
propreté, est un combat constant. Un combat qui coûte très cher. Il eut été tentant de
réduire l'un ou l'autre ramassage par exemple et de pouvoir en conséquence inscrire une somme moindre dans le budget ou bien encore cesser d'investir en matière sportive, ou bien encore de cesser d'investir en matière culturelle, ou bien dans le tourisme. A terme cela eut tué toutes possibilités de redressement et de redémarrage pour nos concitoyens.
Nous avons donc continué à financer comme il se doit la Police, les services de
Pompiers de même que nous n'avons pas sabré dans les dépenses sociales, Marc
BARVAIS l'a expliqué, ni non plus taillé à la machette dans les services communaux.
En clair, il n'y aura pas, quoi qu'en disent certains, d'opération, ici à Mons, il n'y aura
pas d'opération Volkswagen Forêst au niveau de notre Administration communale.
L'ensemble des départements gérés par mes Collègues, l'ensemble de ces départements va pouvoir continuer à répondre le mieux possible, compte tenu des difficultés financières réelles, je le répète, mais va pouvoir continuer à répondre le mieux possible aux besoins de la population et c'est là, me semble-t-il, faire preuve de raison. Enfin, au point de vue des perspectives, vous m'excuserez, vous excuserez l'Echevin des Finances, de souligner l'accroissement du rendement fiscal à taux inchangé tant pour l'IPP que pour le précompte immobilier. Je crois qu'il y a là le signe d'un frémissement peut-être encore ténu mais autant il est difficile de sortir d'un cercle vicieux, d'un cercle infernal, de l'appauvrissement, qui finalement contamine tout l'ensemble des activités d'une Ville, autant je crois que le contraire peut-être vrai. Si ce frémissement peut se maintenir, notamment grâce à la poursuite de nos efforts, en continuant à surveiller l'évolution de la dette comme l'a souligné Monsieur le Bourgmestre, de continuer à maitriser l'évolution de la masse salariale, de poursuivre la recherche de toute source de subsidiation ou de financement, je crois que de cette façon là, nous pourrons assurer, nous pourrons participer à cette relance. C'est donc à ce dynamisme que mes Collègues du Collège et moi-même, ainsi que les membres des groupes de la majorité, espérons de toutes nos forces pouvoir contribuer, je vous remercie pour votre attention.
…….

Richard MILLER : Je salue également les prises de paroles qui viennent d'être tenues par mes collègues, en particulier celle du Golden Boy qui est à ma gauche, il a réussi à exprimer de façon très directe et avec beaucoup de chaleur l'élément principal de l'action décidée par l'ensemble de notre Collège, à savoir, essayer de ressusciter un dynamisme montois dont nous attendons beaucoup. Alors, ma réponse va être moins longue, mais je vais essayer de reprendre quand même quelques éléments. Tout d'abord, Monsieur COLLETTE, je pense d'ailleurs que vous n'étiez pas le seul, vous avez souligné l'absence de Monsieur BEUGNIES, vous l'avez fait avec humour et en laissant sous-entendre que peut-être comme à la fin d'un Astérix, on l'aurait attaché à un arbre de la liberté ou à un arbre du libéralisme ou quelque chose comme cela, en slip fluorescent. Je peux vous dire, Monsieur COLLETTE, que ce ne sont pas des pratiques au niveau du Parti Libéral et de la Famille Libérale à laquelle j'appartiens. Monsieur BEUGNIES est un Conseiller Communal, c'est un élu de la population montoise, il a le droit de s'exprimer comme moi j'ai le droit de lui répondre quand je pense qu'il se trompe et que je ne suis pas d'accord avec son point de vue. Ce n'est pas parce que Monsieur BEUGNIES a une certaine longévité dans le Conseil communal qu'il a forcément raison dans ses analyses.
Je ne vais pas parler des absents, mais peut-être a-t-il aussi décidé de réétudier sa
position ce soir, je ne le sais pas, mais je voulais vous mettre à l'aise, nous n'avons pas
enfermé ni bâillonné Monsieur BEUGNIES, il nous reviendra certainement. Autre
élément sur lequel je tiens à vous répondre, Monsieur COLLETTE, je l'ai déjà peut être
fait un peu en saluant mon voisin. La vision que vous avez, la façon dont vous parlez
des golden boy, la façon dont vous évoquez le fait que notre Collègue Conseiller
Communal dont je viens de rappeler l'absence aurait pu être Echevin des Finances, la
façon dont vous avez évoqué le fait que rien ne bouge etc. cela traduit quand même une
solide dose de visions vieillies, de visions dépassées, de visions tout à fait surannées de
la Ville de Mons et de ce qui s'y fait. Vous êtes un excellent historien, Monsieur
COLLETTE, du passé montois et de celles et ceux qui ont construit Mons, mais nous
sommes en 2008 bientôt, dans deux ou trois semaines, après quelques périodes de fêtes de fin d'année que je souhaite excellentes à tout le monde d'ailleurs, mais nous sommes en 2008, Monsieur COLLETTE, c'est-à-dire que nous avons décidé politiquement, et toutes les actions du Collège quelque soit la compétence qui est assumée par l'un ou l'autre de mes collègues va dans ce sens, nous avons décidé de tout faire pour assurer le redressement économique et social de la Ville à travers une renaissance de son dynamisme et ce qui vient d'être dit par l'Echevin Nicolas MARTIN va tout à fait dans ce sens. Dès lors, lorsque vous pointez dans le budget une réduction d'un poste " emploi " cela ne signifie rien du tout. Pour nous, la politique de l'emploi ce n'est pas simplement essayer de prendre par la main l'une ou l'autre personne, il y a le FOEM pour cela et le CPAS travaille extrêmement bien, ce que nous voulons apporter comme réponse à la pauvreté de nos concitoyens dans la Ville, c'est une activité économique et c'est de l'emploi et je ne peux pas accepter l'impression que vous voulez donner que tout cela va à l'échec, que cela n'apporte rien, qu'il n'y a pas de changement, que visiblement le Collège dort ou le Collège n'est pas présent, Monsieur DI RUPO n'est pas là, moi je ne me suis occupé du budget que pendant deux mois, c'est ce que vous avez dit. Eh bien, non Monsieur COLLETTE, ce n'est pas cela la réalité de Mons aujourd'hui. Je l'ai dit en terminant mon exposé introductif, l'Echevin des finances que je suis, devient effectivement peut-être un peu obnubilé par les chiffres, mais moi, Monsieur MARTIN a dit tout à l'heure qu'il avait fermé les yeux, qu'il avait essayé de se rendre compte de l'endroit où il était, est-ce que cela correspond bien à la Ville qu'il connaît, moi à certains moments, en vous écoutant, vous et l'un ou l'autre membres de l'opposition, je me suis dit : " mais enfin, ce n'est pas possible, Richard, passons deux ans et voyons si effectivement, c'est vrai, en 2011-2012, c'est la catastrophe, Mons est engloutie, nous sommes dans le mur, c'est le déficit de 75 millions d'euros annoncé par M. BAILLY (je ne sais pas d'où il les sort mais il les annonce), nous sommes sans aucune possibilité d'avenir et en plus on n'a rien fait, non, non Chers collègues, il y a des chiffres précis aujourd'hui dans un budget qui est en équilibre, qui présente certains caractères positifs, je n'ai pas nié, je ne l'ai jamais fait, je ne le ferai jamais, les difficultés financières de la Ville, mais à mes yeux, et cela a été rappelé par Madame OUALI, que je remercie et par Monsieur LECOCQ, mais je pense que Monsieur VISEUR y a fait allusion aussi, il y a un élément important dans ce budget, c'est le fait que le rendement fiscal sur la Ville est en amélioration, donc nous n'augmentons pas le taux, mais le rendement fiscal, ce que les gens apportent en paiement au fonctionnement de la Ville est en augmentation, que ce soit au précompte immobilier ou que ce soit à l'impôt sur les personnes physiques. Cela, c'est un signe et c'est ce à quoi je me tiens, je regarde les chiffres, et si j'étais venu devant vous avec des résultats budgétaires, avec un budget dans lequel le rendement fiscal eut été en chute libre, j'aurais dit : " attention, cela ne va pas et il faut peut-être prendre d'autres mesures " , mais actuellement ces chiffres témoignent d'un certain frémissement, d'une certaine amélioration, d'un certain espoir sur lequel nous comptons insister et que nous comptons amplifier. Cela c'était pour répondre en partie à Monsieur COLLETTE. Encore un élément, Monsieur COLLETTE, parce que l'histoire des deux mois, c'est vrai, elle était très amusante, vous avez bien utilisé mes propos qui étaient simplement de dire : " voilà au bout d'un certain temps on peut faire des projections " et nous avons pris ces projections à bras-le-corps ". Monsieur DI RUPO, notre Bourgmestre, nous a proposé, et cela a été retenu, que dorénavant, il y aurait chaque mois un Collège budgétaire dans lequel nous serions amenés, mes Collègues et moi à apporter et à amplifier des propositions en matière d'économies de fonctionnement. Tout ne viendra pas comme cela, ce n'est pas en un claquement de doigts que par magie on va résoudre les difficultés que nous connaissons sur la Ville, la Ville de Mons est dans une zone pauvre et les gens ont des difficultés à vivre et lorsque le Bourgmestre dit que nous avons une politique sociale fort importante sur la Ville de Mons, il a tout à fait raison, c'est la force des choses, nous sommes obligés d'accompagner et d'aider une population qui est en difficulté, mais, en même temps que l'on fait cela, il faut pouvoir investir pour demain, il faut pouvoir essayer de faire les investissements nécessaires à la relance de l'activité et c'est vrai que nous investissons dans des projets et que ce sont des projets qu'on peut, peut-être ne pas partager, et là j'en viens à l'intervention de Monsieur BAILLY. Monsieur BAILLY, vous nous dites, d'ailleurs parfois j'ai eu l'impression d'entendre certains échos, si notre Collègue Monsieur BEUGNIES n'est pas là, il y avait quand même certaines doublures dans la salle, mais vous nous dites que cela va être terrible, le Collège ne fait rien, la situation de la Ville de Mons est catastrophique, il ne faut pas parler d'amélioration et qu'est-ce que c'est cette histoire d'emprunter " TONUS " etc. Les aides TONUS, c'est une décision de la Région Wallonne pour aider des Villes et des Communes à faire face aux difficultés qui sont les leurs et que rencontrent dans une société moderne toutes Villes et toutes Communes. Est-ce que nous allons dire : " cet argent wallon ils peuvent le garder, qu'ils le donnent à d'autres Villes " mais non, bien entendu. Et donc, ce n'est pas courir après une aide TONUS, nous utilisons les moyens possibles que nous avons à notre disposition pour continuer à assurer les meilleurs services possibles à une population qui en a besoin dans un contexte financier difficile. Alors, vous avez dit quecela va se terminer, 2009, c'est fini TONUS, eh bien oui, cela a été annoncé par leGouvernement Wallon, de même que, et j'y ai souvent insisté, il y a tout un débatactuellement à la Région Wallonne sur l'affectation du Fonds des Communes. Je suis Echevin des Finances de la Ville de Mons, nous sommes membres d'une majorité, nous sommes des mandataires communaux, nous consacrons du temps à la chose publique et notamment à cette Ville que nous apprécions et que nous aimons et c'est vrai que l'on souhaite qu'à travers le débat wallon, Monsieur BAILLY, le débat du Gouvernement Wallon, il y ait des décisions qui soient favorables. Je pense ne pas me tromper, je necrois pas qu'on va réduire notre part du Fonds des Communes, cela m'étonnerait beaucoup que tout d'un coup, vu les responsabilités de la Ville de Mons, on décide à Namur de sacquer dans Mons, cela m'étonnerait, sincèrement, je voudrais bien, je l'ai dit tout à l'heure, être déjà en 2012 et 2013, mais finalement, cela ne servirait à rien, parce que je viendrais avec un budget devant vous en 2012 et vous me diriez, vous savez : " en 2015-2016, cela va être terrible, on est dans le mur, le Collège ne fait rien, il y a une accumulation de dépenses etc. ". Et donc, le débat à Namur est important. Je ne vais pas lancer des plans sur la comète en essayant de chiffrer ce dont la Ville a besoin, Monsieur le Bourgmestre s'était exprimé à cet égard lors d'une réunion précédente, mais je vous demande quand même Monsieur BAILLY, de ne pas tenir deux discours, ici à Mons et un autre à Namur. A Namur, votre parti est dans le Gouvernement Wallon et donc, il faudrait aussi peut-être comprendre que la situation
générale des communes et des villes de Wallonie a besoin d'une décision émanant de ce Gouvernement dont vous faites partie. Autre contradiction dans vos propos, Monsieur
BAILLY, je vous aime bien, j'apprécie beaucoup votre discours, mais quand même, il
y a un élément qui est un peu perturbant lorsque vous dites à un certain moment, j'ai
pris note, vous dites : " vous allez courir à la catastrophe, et qu'allez-vous faire, un
emprunt pour trouver l'argent ? " objectivement, vous ne manquez pas de culot, parce
que si j'ai bonne mémoire, c'est quand même votre parti, dans les années 1980, qui a
imposé à la Ville de Mons, un emprunt qu'on est encore occupé de payer aujourd'hui
cher et vilain, c'est quand même encore chaque année, 4 à 5 millions d'euros qu'on paie
pour rembourser votre emprunt, Monsieur BAILLY, ou en tout cas celui de votre
famille politique. Donc, un peu de modestie. Troisième élément que je n'ai pas apprécié
dans l'attaque du CDH, c'est ce qui concerne, Chers Collègues, Mons 2015. Cela je n'ai
pas apprécié, parce que, vous allez me dire que je n'ai pas apprécié le reste non plus,
mais enfin, si je comprends bien lorsque notre majorité socialiste, libérale, ici à Mons,
essaie d'apporter un projet à cette ville, un projet mobilisateur, un projet qui amène des
moyens financiers et qui permette aussi, pour une fois, de casser cette chape, cette
image noire qui pèse sur cette région, à savoir être candidate Capitale Européenne de la Culture en 2015, eh bien cela ne serait pas bien, il ne faudrait pas faire cela, il faudrait
avoir des réunions avec les culturels locaux etc. c'est ce que Monsieur BAILLY a dit. Il
a dit : " nous ne sommes pas tout à fait favorables à cela ". Il y a des réunions qui se
tiennent pour l'instant avec les culturels locaux, d'ailleurs on ne vous y voit pas
souvent, Monsieur BAILLY…

 

Monsieur BAILLY, Conseiller : Je n'y suis jamais invité…

 

Richard MILLER : Il faudrait peut-être renforcer vos contacts avec les culturels alors. Mais au niveau de Mons 2015, encore une fois il faut savoir ce que l'on dit à l'endroit où l'on est. Ici, on est au Conseil Communal de Mons, Mons se bat pour un projet, elle se bat pour l'obtenir, dans des circonstances qui ne seront pas, vraisemblablement, faciles. Eh bien moi, je trouve que c'est un véritable coup de couteau, un coup de poignard dans le dos que le CDH a donné à la Ville de Mons, au Gouvernement Wallon, en bloquant l'installation de la Fondation Mons 2015, parce que cela c'était un acte important, nous avions prévu l'installation de cette Fondation avec des moyens financiers, avec des économistes, avec des banquiers, avec des personnes qui pouvaient apporter des moyens et à Namur, le CDH a bloqué la décision du Gouvernement Wallon. Moralité, il faut repartir à zéro, alors qu'on essaie de tout faire pour lancer ce projet mobilisateur sur notre Ville. Donc, Chers Collègues, Mesdames, Messieurs, je suis un défenseur de ce budget, c'est celui dont je suis le plus satisfait, pas parce qu'il solutionne tout, pas parce que tout d'un coup il n'y aurait plus de difficulté, et pas parce que tout d'un coup nous aurions plein d'argent, mais parce qu'il est la preuve tout d'abord qu'il y a un frémissement dans cette Ville, grâce au travail de la majorité depuis des années et surtout, deuxièmement, parce qu'il prouve que le Collège, tous mes Collègues ensemble, le Bourgmestre et les Echevins, nous avons pris ces difficultés à bras le corps , nous avons réduit sur quelques mois, c'est vrai Monsieur COLLETTE, nous avons réduit de 5.000.000€, les projections négatives qui nous étaient présentées, on va continuer le travail. Mes Chers Collègues de la majorité, du Parti Socialiste et du Mouvement Réformateur, je vous demande d'approuver ce budget qui est peut-être un tournant dans les difficultés financières de la Ville et je vous demande également, Monsieur le Bourgmestre, que nous puissions confirmer l'élément politique qui n'est pas du tout négligeable à travers ce budget, à savoir que pour l'exercice 2008, le taux des additionnels au précompte immobilier et l'impôt des personnes physiques fixé dans les délibérations de 2007 puisse être maintenu. Donc, Mesdames, Messieurs, c'est par là que je terminerai ma réponse aux Membres de l'opposition, ce budget apporte des réponses, pas toutes les réponses, il initie à un ensemble de prises de positions qui vont dans l'affirmation d'un nouveau dynamisme
pour notre Ville et cela nous le faisons sans augmenter la pression fiscale sur nos
concitoyens.

 

 

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