Mardi 10 juin 2008
Au Parlement wallon, en commission des Relations internationales, de la Coopération internationale, de la Recherche, des Technologies nouvelles et des Télécommunications : Question orale de M. Miller à Mme Simonet, Ministre de la Recherche, des Technologies nouvelles et des Relations extérieures sur " Les journées diplomatiques et leur thématique régionale "
M. Richard Miller (MR). - Les récentes Journées diplomatiques organisées à Bruxelles par M. le Ministre des Affaires étrangères avaient pour ambition de relancer l'apport qui doit être celui des diplomates belges en matière économique.
Les articles que nous avons lus à ce sujet ne nous ont pas appris si vous étiez ou non présente à cette réunion. Ce n'est d'ailleurs pas par volonté de contrôle de ma part que je le signale. Toutefois, vos collègues ayant en charge les compétences économiques régionales pour la Flandre, Bruxelles et la Wallonie, ont applaudi à cette initiative ainsi qu'aux propos de M. De Gucht.
Pourtant, le premier enseignement qu'il faille tirer du discours de M. De Gucht est le suivant : depuis la régionalisation de la compétence, le " return " économique pour notre pays, en matière de contrats, d'investissements et d'exportations est en régression. En 2007, si les investissements américains ont augmenté de 8 % chez nous, ils enregistrent une augmentation de 14 % dans quinze pays européens. En outre, soixante trois dossiers d'investissements importants nous auraient échappé au profit du Royaume-Uni ou de l'Allemagne.
Si M. De
Gucht n'évoque plus la refédéralisation du commerce extérieur,
il est clair qu'il pense qu'il revient au corps diplomatique fédéral
de redresser la barre.
Quelle est votre opinion à cet égard ?
Mme
Marie-Dominique Simonet, Ministre de la Recherche, des Technologies
nouvelles et des Relations extérieures. - Utiliser le réseau diplomatique
pour promouvoir les intérêts économiques : formidable, personne
n'y avait jamais pensé auparavant !
C'est du moins l'impression que j'ai lorsque je lis certains commentaires, alors
que M. De Gucht n'a fait que rappeler son intention de mieux impliquer les ambassadeurs
fédéraux dans la diplomatie économique. Il a parfaitement
raison, bien sûr, mais lorsque l'on présente cela comme une révolution,
je me demande si on ne manque pas d'un peu de sobriété.
Pour les aspects de votre question qui relèvent du commerce extérieur
ou de l'attraction des investissements étrangers, je vous suggère
d'interroger mon collègue, M. Jean-Claude Marcourt.
En ce qui me concerne, je peux vous confirmer que ni mes services, ni moi même,
n'avons été associés aux récentes Journées
diplomatiques fédérales. Nous n'avons pas été invités.
D'après ce que je sais, les Ministres-Présidents l'ont pratiquement
été en dernière minute, suite à certaines réactions.
Telle n'est pas ma conception de la loyauté fédérale et
je puis d'ores et déjà vous annoncer que le programme de nos propres
Journées diplomatiques, en septembre prochain, prévoira un moment
de contact avec les diplomates fédéraux. Du moins, avec ceux qui
seront en Belgique à ce moment là puisque les modifications introduites
au niveau fédéral ont pour effet qu'il n'y a plus de coïncidence
de dates.
M.
Richard Miller (MR). - Effectivement, je poserai ma question à
M. Marcourt.
C'est amusant, je ne pensais pas que l'aspect de ma question relatif à
la présence de Mme la Ministre serait si intéressant. Je constate
en effet qu'il n'y a pas eu d'invitation.