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Actualité :
PROPOSITION DE RESOLUTION RELATIVE AUX NEGOCIATIONS
DE L’ACCORD GENERAL
SUR LE COMMERCE DES SERVICES AU SEIN DE L’OMC
10 mai 2005
Le Parlement de la Communauté française,
Considérant que les enjeux et les objectifs
d’une libéralisation du commerce des services doivent
être clairement définis ;
Considérant l’importance des
services publics comme facteur de cohésion sociale, économique,
territoriale et environnementale et les risques encourus de par
leur libéralisation ;
Considérant l’importance de l’universalité
et du maintien de services publics évolutifs et de qualité
comme outil essentiel de démocratie, de lutte contre la
pauvreté, d’égalité sociale, de tolérance
et de participation citoyenne ;
Considérant que l’enseignement,
la santé, la culture, l’audiovisuel, pour ce qui
relève des compétences de la Communauté française,
doivent rester de la responsabilité des pouvoirs publics
;
Considérant qu’il est fondamental
que les pouvoirs publics aient toute la latitude pour préserver
et encourager la culture et la diversité culturelle ;
Considérant que l’on demanderait
aux PMA l’ouverture de leurs secteurs couvrant les services
publics alors qu’au sein de l’Union européenne
nous tendons à rééquilibrer en faveur de
l’intérêt général l’organisation
de certains marchés et services ;
Considérant que l’O.M.C. revêt
un manque de transparence dans ses procédures, notamment
en matière de négociations multilatérales;
Vu la résolution n° 50/1983/008
de la Chambre des représentants adoptée le 18 décembre
2002 relative aux négociations de l’Accord Général
sur le Commerce des services au sein de l’Organisation Mondiale
du Commerce ;
Vu les conclusions du Conseil général
de l’OMC du 31 juillet 2004,
Vu que la Belgique comme chaque Etat membre
de l’UE a déjà dû formuler à
la Commission ses requêtes de libéralisation en janvier
2005 et devra faire offre en réponse à ces demandes
dans le courant d’avril 2005 ;
Rappelant que ce cycle de négociations
est axé sur le développement,
Demande au Gouvernement de la Communauté
française :
1. de refuser que la Belgique accepte que des offres nouvelles
de libéralisation puissent être faites au nom de
l’Union dans des domaines qui relèvent d’un
intérêt public dont le Gouvernement de la Communauté
française a la compétence tels que : la santé,
l’éducation, la culture ou l’audiovisuel, qui
concrétisent des droits fondamentaux et dont dépend
l’émancipation de l’être humain ;
2. de refuser de s’engager dans une
stratégie de surenchère d’offres nouvelles
de libéralisation sous prétexte de servir d’exemple
aux partenaires de l’OMC ;
3. de rappeler que la Commission européenne
doit s’en tenir en matière d’offres au mandat
qui lui avait été octroyé en 2003 qui protège
les secteurs décrits au point 1, et que la seule révision
possible consisterait en une réduction de la portée
générale de ces offres,
4. de veiller, en concertation avec les autres
niveaux de pouvoir, à ce qu’en matière de
transport, de services postaux, de télécommunications
et d’énergie, un éventuel processus de libéralisation
s’accompagne, pour les Etats, de garanties quant à
la mise en place de régulateurs publics forts garantissant
un accès universel aux services, et ce, à un prix
abordable, et de possibilités de financement des prestataires
publics de ces services par des fonds publics ;
5. de plaider pour que soit explicitée
dans l’AGCS la possibilité de restaurer à
tout moment, dans n’importe quel secteur de services, le
rôle du secteur public en tant que prestataires de services
;
6. de demander que la Commission transmette
à la Belgique, avant leur dépôt par l’Union
européenne, les éventuelles offres révisées
en application du Conseil général de l’OMC
du 31 juillet 2005 et un résumé des offres envoyées
par les membres de l’OMC à la Belgique et à
l’Union européenne, afin que notre pays puisse exercer
son contrôle parlementaire ;
7. de se tenir informé et d’informer
régulièrement le Parlement de la Communauté
française de l’évolution des négociations
au sein de l’O.M.C. de façon à ce qu’un
contrôle parlementaire et un suivi puissent s’effectuer
dans les meilleures conditions.
Léon WALRY
Anne-Marie CORBISIER
Richard MILLER
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interventions parlementaires
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