Discours de Richard Miller lors de la présentation des Vœux du MR à Mons, le 11 janvier 2009.
M. le Président,
M. le Commissaire européen,
M. le Président Provincial,
Chers amis parlementaires et mandataires hennuyers,
Très chers amis militants, et sympathisants, venus des différentes
communes du Hainaut,
Permettez-moi de vous souhaiter la bienvenue dans notre chef lieu provincial.
Je le fais en mon nom propre. Je le fais aussi au nom de tous les membres MR de Mons, et spécialement de nos élus communaux, Françoise Colinia, Catherine Hocquet, Hervé Jacquemin, Jean-Marc Lecocq, Emmanuel Tondreau, -pour le CPAS, André Jacquemin et Annick Drugmant, Régine Wauquier à la Province, et notre chef de groupe Bernard Beugnies. Sans oublier le président Lionel Bonjean, ainsi que les jeunes JR, Florent Dufrasne, Constantin Carpiaux, Georges-Louis Bouchez et tous les autres, et tant d'autres qui nous aident à porter les valeurs libérales et réformatrices, face à un adversaire surdominant mais qui, depuis dix ans perd des points à chaque élection : la patience et la persévérance sont aussi des vertus du combat politique
Chers amis militants
Je voudrais commencer par rappeler une vérité. Une vérité qui a pour nous la force de l'évidence, mais qui, par les temps qui courent, doit absolument être réaffirmée à l'adresse de tous nos concitoyens. Des concitoyens à qui un président socialiste s'époumone à faire croire que la liberté serait dangereuse (il planifie plutôt un Etat qui se confondrait avec un Parti Unique), il veut faire croire que la démocratie serait injuste (les statuts de son parti recommandent toujours la lutte des classes), il dit aussi que l'économie de marché serait un échec (là, il n'a encore rien trouver à proposer d'autre) et que le libéralisme serait en crise.
C'est contre cela que je veux rappeler ceci, que je veux rappeler cette vérité : l'ennemi du libéralisme, l'ennemi que le libéralisme ne cesse de combattre, l'ennemi qui est le contraire absolu des libertés, l'opposé des valeurs démocratiques, l'opposé du bien- être des populations et de la dignité humaine, l'ennemi absolu c'est la pauvreté.
Là où existent des poches de pauvreté -et il y en a dans nos régions, que ce soit en Wallonie ou à Bruxelles- les enfants ne vont plus à l'école. Là où il y a des poches de pauvreté, il n'y a pas d'emploi, il n'y a pas d'avenir, il n'y a pas de perspective. Là où il y a pauvreté, aucune liberté n'est réelle et tous les droits sont bafoués : l'accès au logement n'est pas possible, l'accès à l'épanouissement personnel et familial n'est pas possible, l'accès aux études n'est qu'une illusion, l'accès à la santé est un leurre complet.
C'est pourquoi, nous libéraux, avons la fierté de reconnaître et d'affirmer que notre projet politique est aussi, et en même temps, et dès le départ un projet économique : nous voulons la création de richesses, nous voulons nous dresser contre la rareté des biens et contre tous les malheurs qu'elle entraîne. Nous sommes du côté de celles et ceux qui entreprennent, qui travaillent, qui veulent travailler. Nous sommes du côté de celles et ceux qui, dans leur métier, que ce soit un métier manuel ou intellectuel, que ce soit une profession libérale ou un emploi administratif, donnent le meilleur d'eux-mêmes, simplement parce qu'ils ont le sens des responsabilités, le goût du travail bien fait, le respect d'eux-mêmes et de ceux en vue de qui ils travaillent. Ils ont la certitude, en effet, qu'en agissant de la sorte, ils participent pleinement au mieux-être de toute la société dans son ensemble.
C'est de ce libéralisme que notre région a le plus grand besoin : pas de clientélisme socialiste, pas de charité " humanisto-chrétienne ". Ainsi, dès le départ nous avons besoin, notamment, d'un enseignement qui vise l'excellence pour tous. Pour tous, c'est-à-dire pour tous les enfants, y compris ceux qui sont nés dans des zones où a été maintenue et entretenue l'équation fondamentale : " pauvreté = socialisme " ! Une équation, comme le savent les mathématiciens, qui peut être lue dans les deux sens.
C'est contre cela que nous nous battons et c'est pour cette raison que le combat de Didier Reynders pour sauver l'épargne, et pour préserver nos entreprises d'une crise financière systémique, c'est pour cette raison que l'action de notre Président a été, dans une période extrêmement difficile pour notre pays, a été absolument remarquable, et mérite le soutien de tout notre Mouvement !
Mes chers amis hennuyers, quelques mots à présent, concernant Mons. La ville va bien. Et depuis que le MR, d'abord avec Françoise Colinia, ensuite avec moi-même, nous nous occupons des finances communales, la ville va encore mieux. bien. Et je ne suis pas peu fier d'avoir obtenu que les taxes ne soient pas augmentées !
Cela étant, j'ai assisté à la présentation des vœux de notre formation politique à Bruxelles, à Saint Vith, et à Liège. Et je crois avoir compris, en écoutant notre Président, que la Ville de Liège pourrait être aussi candidate au titre de capitale européenne de la culture en 2015. Pas de problème…Geen Probleem…Kein problem…No Problemo (ça c'est pour ajouter un peu d'italien de la région)…Nous sommes des libéraux et donc en faveur de la libre concurrence (cela ne semble pas être le cas entre les deux bourgmestres socialistes de Mons et de Liège, mais soit) et donc…que le meilleur gagne !
Mais je voudrais juste dire un mot à mes amis du Hainaut, de ce Hainaut que nous aimons, et qui sont présents aujourd'hui. Nous connaissons bien nos Liégeois : ils ont le Standard ! ils sont capitale économique de la Wallonie - ils ont aussi engendré le plus mauvais ministre de la sécurité routière et de l'état des routes et autoroutes que la Wallonie ait jamais eu, mais ça c'est une autre histoire ! En tout cas, chers amis, je peux vous dire une chose : si Liège est candidate au titre de capitale 2015, c'est que cela doit être intéressant, que cela doit en valoir la peine, en valoir le coup…Bref que cela peut constituer un formidable avantage et un accélérateur économique, culturel et social pour toute une ville et la région avoisinante. Je suis donc, et je reste donc un défenseur convaincu du projet Mons 2015 !
Et puis, chers amis, 2015, c'est trois ans après 2012, année d'élections communales : nous aurons donc la possibilité de nous battre encore et encore, que ce soit à Mons ou à Liège, pour prendre les maiorats. C'est ce que je souhaite de mieux à tous nos concitoyens.
Je viens de faire allusion à l'actuel bourgmestre montois et président du parti socialiste. Il est un adversaire qui n'a pas respecté l'accord qu'il avait pris avec le MR en 2004. Il est un adversaire qui a perdu les élections de 2007, et qui a été ramené au gouvernement contre l'avis des électeurs par un CDH, dont je n'ai malheureusement pas le temps de parler maintenant. Mais cette fois, c'est purement et simplement la cause francophone, la cause wallonne qui a été trahie : la situation politique générale, et le résultat des élections, pouvaient amener le Roi à confier pour la première fois, depuis plusieurs décennies, le poste de premier ministre à un francophone, à un Wallon. Contre cela, le PS et le CDH ont préféré un homme, certainement de qualité, mais qui demeure un représentant du parti flamand qui durant des décennies a mis les francophones et les Wallons à genoux. Aujourd'hui, avec Didier Reynders, à la tête de la première force politique en Communauté française, à Bruxelles et en Wallonie, nous continuerons le combat pour l'affirmation des droits des Francophones.
Au moment de conclure, permettez-moi chers collègues parlementaires du Hainaut, en particulier celles et ceux avec qui, pendant les années qui viennent de s'écouler nous avons travaillé ensemble, dans l'opposition à Namur et à la Communauté française, Véronique Cornet, Florinne Pary-Mille, Philippe Fontaine, Jean-Luc Crucke, Philippe Bracaval et Chantal Bertouille, de m'adresser plus particulièrement aux membres MR de l'arrondissement qui vous accueille aujourd'hui.
Chers amis, vous avez certainement lu dans la presse, qu'entre Jacqueline Galant et moi, il y aurait quelques différences. Alors voilà : nous n'allons pas ni elle, ni moi, nous mettre tout nus, mais je crois pouvoir vous confirmer qu'il y a effectivement des petites différences.
Mais je vous le demande : est-ce que ce ne sont pas précisément ces petites différences qui font la richesse et le plaisir de la vie ? Alors que ce soit clair, et que nos adversaires se le tiennent pour dit : ce sera la force de notre liste de pouvoir présenter des profils différents mais qui regardent dans une seule et même direction : celle de la victoire, celle de notre victoire à tous, et ensemble. Excellente année 2009.
Richard Miller