| Actualité :
Parlement de la Communauté française,
session 2004 - 2005.
Le
mercredi 13 avril 2005.
Proposition de décret introduisant un
cours de philosophie et d'histoire culturelle des religions dans
le programme du troisième degré de l'enseignement
secondaire
DÉPOSÉE PAR MM. MILLER ET DARDENNE
DÉVELOPPEMENTS
a. Pourquoi introduire un cours de
«philosophie et d'histoire culturelle des religions»?
L'objet de la présente proposition
est l'ajout au programme actuel, à raison d'une heure par
semaine durant les deux dernières années de l'enseignement
secondaire, d'un cours obligatoire de «philosophie et d'histoire
culturelle des religions». A cette fin, la présente
proposition tire les enseignements de travaux issus de nombreux
groupes de réflexion, de différentes études
réalisées, ainsi que des débats exemplaires
organisés à ce sujet par le Parlement de la Communauté
Wallonie-Bruxelles.
Sous la précédente législature
le Parlement a en effet consacré un temps et une énergie
considérables à l'introduction de davantage de philosophie
à l'école. Une partie de ces travaux, dont l'excellent
rapport de Bernadette Wynants, ont fait l'objet, sous la présidence
de Jean-Marie Severin, d'une publication reprenant l'ensemble
des interventions ainsi que les pièces annexes, déclarations
ministérielles, articles de presse, pétition, ...
.
Le Parlement était d'autant plus enclin
à avancer que la problématique avait reçu
une impulsion de la part du ministre-président alors en
fonction, Hervé Hasquin, qui rappelait que la «Déclaration
de politique communautaire, ainsi que l'article 6 du décret-missions
Ont défini comme objectif pour l'enseignement de «
préparer tous les élèves à être
des citoyens responsables, capables de contribuer au développement
d'une société démocratique, solidaire, pluraliste
et ouverte aux autres cultures ». De plus, poursuivait-il,
l'article 9 du même décret implique une adaptation
des programmes et des projets pédagogiques « à
la transmission de l'héritage culturel dans tous ses aspects
et à la découverte d'autres cultures qui, ensemble,
donnent des signes de reconnaissance et contribuent à tisser
le lien social ». » Et le ministre-président
de plaider pour que soient dépassés les obstacles
juridiques, statutaires, organisationnels et budgétaires:
« Il appartiendra à ceux et celles qui s'occupent
de la Communauté de déci der si la question qui
nous réunit aujourd'hui est un enjeu suffisamment fondamental
pour faire partie de ces marges nouvelles [de financement] qui
se dégagent pour l'avenir» .
Marcel Cheron, président du groupe
Ecolo, déclarait lui aussi qu'il fallait aboutir et faire
preuve d'ambition quant à l'introduction de la philosophie
dans notre enseignement .
Un groupe de travail a été mis
en place dont les experts consultés ont récemment
rendu leur rapport définitif. Celui-ci abonde d'informations
intéressantes et de réflexions pertinentes dont
les pages intitulées « Réflexion prospective».
Le rapport confronte deux stratégies
d'introduction de la philosophie dans l'enseignement : l'une par
la création d'un cours spécifique, l'autre par une
démarche transversale ou interdisciplinaire. La conclusion
est développée en page 68 : « Plus que dans
l'option du cours spécifique, les conditions de réussite
sont donc tributaires des conditions locales de mise en oeuvre
... C'est dire que cette option paraît a priori plus coûteuse
en investissement local des personnes. L'option d'une démarche
transversale nous semble donc plus précaire.
Notre travail a montré qu'introduire
la philosophie au travers d'une démarche transversale nécessite
des conditions et des procédures qui, à l'heure
actuelle, s'avèrent fort lourdes pour les enseignants et
pour les établissements ... ». L'option du cours
spécifique emporte donc la préférence des
auteurs du rapport présenté par Nicolas Dauphin,
sous la direction de Jean-François Guillaume (ULG) et de
Christian Maroy (UCL/Girsef).
Quant aux finalités retenues pour l'enseignement
de la philosophie, on peut les lire notamment à la page
65 : « Elles vont de l'acquisition ordonnée de savoirs
spécifiques (acquisition de notions et d'un vocabulaire,
de savoirs liés à l'histoire de la pensée
philosophique), à l'exercice d'une citoyenneté critique
et responsable, en passant notamment par la ré flexion
épistémologique autour des savoirs scolaires existants.
La méthodologie philosophique suppose par ailleurs la maîtrise
de capacités d'argumentation, de problématisation
et de conceptualisation. Elle est en quelque sorte le modèle
du déploiement d'une intelligence critique. »
A ces apports dont l'intérêt
est indéniable, a fortiori dans notre société
dite « de la connaissance », on pourrait ajouter bien
d'autres : communiquer le goût de lire, pratiquer les grandes
langues de la philosophie (langues classiques comme le grec ou
le latin, mais aussi modernes comme l'allemand, l'anglais ou le
français), appréhender de manière réfléchie
l'éthique de la citoyenneté ... Autre mérite,
et non des moindres, celui de permettre à chacune et chacun
de donner un sens à sa vie.
On le sait, à cette question liée
à l'essence de l'être humain, les convictions religieuses
apportent des réponses diverses, parfois contradictoires
voire opposées. Aussi longtemps que les sociétés,
les civilisations ont conservé une relative homogénéité,
la connaissance de ces convictions autres est demeurée
un sujet d'études, voire de curiosité, pour spécialistes.
Il ne peut plus en être ainsi dans une société
multiculturelle où il est vital de garantir au plus grand
nombre l'accès aux outils nécessaires à la
connaissance et à la compréhension réciproques
des différences culturelles y compris celles liées
à la foi. Le caractère obligatoire en effet du cours
fera aussi de celui-ci l'instrument pédagogique le plus
approprié pour sensibiliser les élèves issus
des populations immigrées, aux valeurs de liberté,
d'égalité des sexes, d'Etat impartial qui caractérisent
la démocratie européenne.
Le débat non clos relatif à
la nécessité ou non de légiférer à
propos de l'interdiction à l'école des signes distinctifs
d'appartenance religieuse, montre bien que, sans un enseignement
tel que celui proposé par la présente proposition,
la loi peut apparaître aux yeux des élèves
concernés comme injustifiée. D'autant que les cours
confessionnels, séparément, explicitent et justifient
les signes extérieurs nécessaires à la pratique
religieuse.
Enseigner le dialogue réciproque doit
se faire de manière historique, comparative et conceptuelle.
Il faut dans ce cadre rappeler l'intervention de Mme Corbisier
en décembre 2000, à la tribune du Parlement . Elle
avançait des mises en garde et des recommandations, notamment
à propos des philosophies autres qu'occidentales, mais,
en tant que présidente du seul groupe politique de l'Assemblée
revendiquant alors explicitement une identité religieuse,
elle n'a pas repoussé, tout au contraire, l'idée
d'un tel cours.
Or, chacun sait que les obstacles à
l'introduction d'un cours de philosophie dans l'enseignement trouvent
leur origine dans la confusion voire la tension entretenue avec
les cours dits « philosophiques ». L'histoire de l'enseignement
dans notre pays s'est souvent assimilée à un conflit
latent mais ponctué de soubresauts bien réels entre
laïcs et catholiques. Ce fut le cas dès 1840, ou encore
en 1879 avec la désignation du premier ministre de l'Instruction
publique de l'histoire de notre pays. La signature en 1959 du
Pacte scolaire a constitué une étape décisive
pour l'apaisement de ces relations mouvementées.
Mais, comme l'a montré le récent
débat relatif à la neutralité, les sensibilités
restent légitimement aiguës.
La question qui nous concerne peut donc être
formulée en ces termes : « Un cours de philosophie
et d'histoire comparée des religions est-il compatible
avec les cours de morale et de religion ? » L'auteur de
la présente proposition répond à cette question
par l'affirmative ; pas seulement de façon très
concrète, mais également dans l'esprit même
qui préside au contenu d'un tel cours.
Pour peu que l'on cesse d'assimiler la philosophie
à un enseignement de morale laïque, elle n'est pas
incompatible avec la conviction et l'engagement requis par la
foi religieuse ou par la laïcité. Tel philosophe était
athée, tel autre chrétien, juif, musulman, bouddhiste,
laïc, franc-maçon ... Simplement la philosophie étant
affaire de concepts, Dieu est présent au rang d'autres
concepts : le premier moteur d'Aristote, l'Idée du Bien
chez Platon, le Dieu qui ne peut être trompeur chez Descartes,
le Deus sive Natura de Spinoza, l'Esprit hégélien,
l'être en tant qu'être de Heidegger
L'explication en est que les philosophes ne
s'adressent pas seulement à la raison. Ils savent que l'être
humain est davantage qu'un être rationnel, qu'il est aussi
porté par des sentiments, voire même qu'il ne peut
manquer d'être irrationnel dans ses choix, ses désirs,
ses opinions et sa foi . La philosophie n'est pas une machine
de guerre contre les dieux. Elle est une machine de liberté
contre la bêtise, contre l'appauvrissement de la langue,
contre l'uniformisation de la pensée et contre l'aveuglement
identitaire.
Connaissons-nous dans la société
multiculturelle qui est chaque jour davantage la nôtre,
connaissons-nous, dans un monde où les hommes ne se battent
plus seulement pour ce qu'ils ont mais pour ce qu'ils sont, à
savoir pour leur identité culturelle, connaissons-nous
plus grande urgence que celle qui consiste à transmettre
aux jeunes générations ce que l'on pour rait appeler
« l'intelligence du dialogue ». M. Dupont, alors président
du groupe socialiste, avait, en décembre 2000 à
la tribune du Parlement, cité une très belle formule
que nous prenons la liberté de répéter :
« Faire de la philosophie c'est accepter le risque d'être
convaincu, c'est sortir de son attitude violente initiale pour
adopter le dialogue rationnel. C'est comme le disait Socrate à
Gorgias, prendre plaisir à être réfuté
si on dit quelque chose de faux et à réfuter les
autres s'ils avancent quelque chose d'inexact » .
Deuxième élément à
avoir déterminé le dépôt de la présente
proposition, le débat toujours en cours relatif au projet
de Constitution européenne défendu par la Convention
présidée par Valéry Giscard d'Estaing.
A l'origine grecque de la civilisation européenne
se dressent, ensemble, la philosophie et la démocratie.
C'est une constellation qui brille haut dans la culture, dans
les valeurs culturelles que nous avons en partage, et qui aujourd'hui,
brille de tous ses feux retrouvés.
Il n'est pas inintéressant pour notre
propos de souligner à ce sujet le rôle de la présidence
belge de l'Union européenne. En effet c'est sur proposition
du Premier ministre Guy Verhosftadt et du ministre des Affaires
étrangères Louis Michel qu'a été instituée
la Convention ayant pour mission de rédiger un projet de
Constitution pour l'Union européenne. Le projet présenté
est placé, par le biais d'un propos emprunté à
Thucydide expliquant le sens du mot « démocratie
», sous l'autorité intellectuelle de la constellation
évoquée.
Dès lors, en son article 51 relatif
au statut des Eglises et des organisations confessionnelles le
projet de Constitution précise que l'Union respecte ce
statut et « maintient un dialogue ouvert, transparent et
régulier, avec Eglises et organisations ».
Tandis que dans un autre article on peut lire
que « toute personne a droit à la liberté
de pensée, de conscience et de religion ». Ces engagements
ne nous surprennent pas. Mais ce n'est pas parce qu'ils ne nous
surprennent pas qu'ils ne signifient rien et ne doivent pas être
tenus pour des avancées considérables pour lesquelles
des hommes, des femmes ont combattu et souffert. Ces principes,
telle est la thèse défendue par l'auteur de la présente
proposition, résultent du questionnement philosophique
sans cesse porté sur ce qu'est l'être humain et sur
ce que sont ou pourraient être les relations interhumaines,
voire interétatiques si l'on se réfère à
l'anthologie européenne des textes philosophiques rassemblés
et publiés à la demande de Jacques Delors .
Type de questionnement apparu avec les Grecs
et qui a traversé les siècles et affronté
les plus terribles périodes de crise : l'Inquisition, les
guerres de religion, les massacres, les régimes totalitaires
et les camps d'extermination. Philosophie et démocratie
n'ont cessé de se nourrir l'une l'autre et, au moment où
l'Europe débat de sa Constitution et des valeurs qui la
fondent, il serait difficilement compréhensible et défendable
que la Belgique, pays fondateur accueillant à Bruxelles
la capitale de l'Union et pays initiateur de la Convention, n'inscrive
pas en son enseignement l'étude de la philosophie et de
l'histoire culturelle des religions, étude qui caractérise
la culture et la civilisation européennes. Culture et civilisation
qui reposent notamment sur le choix de la démocratie excluant
toute forme de théocratie .
Rappelons enfin que le ministre en charge
de l'Enseignement secondaire et de l'Enseignement spécial
sous la précédente législature, Pierre Hazette,
en réponse à l'interpellation que lui adressait
le 21 octobre 2003, l'auteur de la présente proposition
a marqué son accord en ces termes : « Je suis favorable
à ce que l'on ajoute cette heure de philosophie en cinquième
et sixième secondaires aux heures déjà existantes.
Je rejette l'idée d'un remplacement qui heurterait l'intérêt
de ceux qui verraient leurs cours amputés (...) Nous entrerons
bientôt dans l'ère du refinancement. Nous trouverons
bien un espace pour loger des innovations comme celle proposée.
»
b. Contexte juridique
L'auteur de la présente proposition
se réfère à l'étude juridique menée
par le Service des études et de la documentation du Parlement
rendue en date du 23 octobre 2002.
Cette étude envisage cinq hypothèses
par lesquelles la philosophie pourrait être davantage présente
dans l'enseignement secondaire.
La première de ces hypothèses
consiste à supprimer les cours de religion et de morale
pour les remplacer par un cours de philosophie. Cette hypothèse
implique une révision de l'article 24 de la Constitution,
ce qui contreviendrait aux dispositions de conventions internationales
ratifiées par la Belgique. Plus fondamentalement cette
hypothèse va à l'encontre de l'esprit de la présente
proposition.
La deuxième hypothèse consiste
à rendre les cours de morale et de religion facultatifs
dans le chef des élèves et créer un cours
de philosophie systématique et obligatoire. Cette hypothèse
semble impliquer elle aussi une modification de l'article 24 de
la Constitution.
En effet, il apparaît, notamment de
la jurisprudence du Conseil d'Etat, qu'une dispense de suivre
le cours de morale ou de religion ne peut être accordée
que dans certains cas, et en tout état de cause que les
cours de morale et de religion ne peuvent être rendus facultatifs
de manière générale dans le chef de tous
les élèves.
La troisième hypothèse consiste
à diminuer le volume horaire des cours de morale et de
religion. Elle impliquerait une modification du Pacte scolaire
qui fixe à deux heures semaine le volume horaire de ces
cours. Cela conforterait en outre l'idée selon laquelle
il faudrait enseigner la morale et la religion ou la philosophie,
alors que l'esprit de la présente proposition est tout
au contraire que ces cours ne sont pas exclusifs mais cumulatifs.
La quatrième hypothèse consiste
à inscrire dans le programme de l'enseignement primaire
et/ou secondaire un cours de philosophie (facultatif ou obligatoire).
Cette hypothèse implique des modifications législatives
que la présente proposition apporte pour le seul enseignement
secondaire. La présente proposition se limite en effet
à introduire la philosophie dans le seul niveau secondaire,
étant donné qu'elle vise un cours structuré
; ceci n'empêche pas que des éléments de réflexion
philosophique soient apportés aux plus jeunes.
Quant au caractère obligatoire ou non
du cours de philosophie, il semble opportun d'opter pour un cours
de nature obligatoire, lui réservant ainsi une place à
part entière dans le programme des cinquième et
sixième années du secondaire. Introduire un cours
de philosophie et d'histoire comparée des religions facultatif
en complément de la grille horaire actuelle ne pour rait
atteindre les objectifs que la présente proposition s'est
fixés : organiser un cours qui développe l'éthique
de la citoyenneté, l'esprit critique, l'ouverture culturelle,
la compréhension de l'autre et de son identité et
ce, au profit de tous les élèves.
Ne donner à un tel cours qu'un caractère
facultatif risquerait de ne rencontrer l'intérêt
que des plus initiés ou des plus curieux. Or, l'importance
de l'enjeu interdit de ne pas l'étendre à l'ensemble
des élèves issus de milieux sociaux, culturels et
confessionnels différents.
Reste enfin la cinquième hypothèse
qui consiste à introduire la philosophie sous forme de
modules ponctuels reliés aux disciplines scolaires existantes.
Nous nous bornerons ici à rappeler que cette hypothèse,
transposition de l'introduction «transversale» de
la philosophie à l'école, n'emporte pas la préférence
des auteurs du rapport présenté par Nicolas Dauphin,
sous la direction de Jean-François Guillaume (ULG) et de
Christian Maroy (UCL/ Girsef), et dont nous avons fait écho
au point a. Toutefois la présence d'un cours spécifique
entraînera de fait la réflexion transversale. Par
exemple apprendre aux élèves que l'explication scientifique
de la nature mobilise des concepts et des raisonnements (comme
le principe de causalité) leur permettra d'appréhender
de manière plus construite l'enseignement des sciences
exactes, disciplines actuellement trop désertées
par nos étudiants.
RICHARD MILLER
JEAN-PIERRE DARDENNE
COMMENTAIRE DES ARTICLES
Article 1
Cet article introduit un cours de philosophie
et d'histoire culturelle des religions obligatoire dans le programme
des deux dernières années du cycle secondaire, c'est-à-dire
au troisième degré de ce cycle.
S'agissant des compétences et des savoirs
requis, les mécanismes visés aux articles 24 à
31 et 34 à 37 du décret du 24 juillet 1997 définissant
les missions prioritaires de l'enseignement fondamental et de
l'enseignement secondaire et organisant les structures propres
à les atteindre sont d'application.
Article 2
Cet article ajoute le cours de philosophie
et d'histoire culturelle des religions à la formation commune
de troisième degré de l'enseignement général
et de l'enseignement technique de transition.
Article 3
Cet article ajoute le cours de philosophie
et d'histoire culturelle des religions à la formation commune
de troisième degré de l'enseignement secondaire
technique de qualification.
Article 4
Cet article ajoute le cours de philosophie
et d'histoire culturelle des religions à la formation commune
de troisième degré de l'enseignement secondaire
professionnel.
Article 5
Cet article ajoute une période hebdomadaire
au programme du troisième degré de l'enseignement
secondaire général.
Article 6
Cet article ajoute une période hebdomadaire
au programme du troisième degré de l'enseignement
secondaire technique de transition.
Article 7
Cet article est rendu nécessaire suite
à la modification introduite par l'article 5 du présent
décret.
Article 8
Cet article est rendu nécessaire suite
à la modification introduite par l'article 5 du présent
décret.
Article 9
Cet article est rendu nécessaire suite
à la modification introduite par l'article 5 du présent
décret.
Article 10
Cet article ajoute une période hebdomadaire
au programme du troisième degré de l'enseignement
secondaire technique de qualification et professionnel.
Article 11
L'entrée en vigueur est fixée
à la rentrée académique 2006, et ce afin
de permettre le déroulement du processus visant notamment
à déterminer les socles de compétences. Ce
mécanisme pourra d'ailleurs débuter dès la
parution du présent décret au Moniteur belge puisqu'une
entrée en vigueur immédiate est prévue pour
l'alinéa 2 de l'article 1er.
PROPOSITION DE DÉCRET INTRODUISANT UN COURS DE
PHILOSOPHIE ET D'HISTOIRE CULTURELLE DES RELIGIONS DANS LE PROGRAMME
DU TROISIÈME DEGRÉ DE L'ENSEIGNEMENT SECONDAIRE
CHAPITRE PREMIER
Introduction d'un cours de philosophie et
d'histoire culturelle des religions
Article 1
Il est introduit un cours de philosophie et
d'histoire culturelle des religions d'une période hebdomadaire
dans la formation commune des élèves du troisième
cycle de l'enseignement secondaire.
Les compétences et savoirs requis à
l'issue des humanités générales et technologiques
d'une part, et des humanités professionnelles et techniques
d'autre part, sont déterminés conformé ment
aux articles 24 à 31 et 34 à 37 du décret
du 24 juillet l997définissant les missions prioritaires
de l'enseignement fondamental et de l'enseignement secondaire
et organisant les structures propres à les atteindre.
CHAPITRE II
Modification de la loi du 19 juillet 1971 relative à la
Structure générale et à l'organisation de
l'enseignement secondaire
Art. 2
L'article 4ter, § 3, alinéa 1er,
de la loi du 19 juillet 1971 relative à la structure générale
et à l'organisation de l'enseignement secondaire est complété
comme suit :
« 4° la philosophie et l'histoire culturelle des religions
à raison d'une période hebdomadaire. »
Art. 3
L'article 4quater, § 2, alinéa
1er, de la même loi est complété comme suit
:
« 4° la philosophie et l'histoire culturelle des religions
à raison d'une période hebdomadaire. »
Art. 4
A l'article 4quinquies, § 2, alinéa
1er, de la même loi sont apportées les modifications
suivantes :
1° les mots « quatre pôles
» sont remplacés par les mots « cinq pôles
» ;
2° l'alinéa est complété comme suit :
« 5° la philosophie et l'histoire culturelle des religions
à raison d'une période hebdomadaire ».
CHAPITRE III
Modification de l'arrêté royal n° 2 du 21 août
1978 fixant le nombre maximum de périodes par semaine de
l'enseignement secondaire et professionnel secondaire complémentaire
de plein exercice
Art. 5
A l'article 2, § 1er de l'arrêté
royal n° 2 du 21 août 1978 fixant le nombre maximum
de périodes par semaine de l'enseignement secondaire et
professionnel secondaire complémentaire de plein exercice
sont apportées les modifications suivantes :
1° à l'alinéa 2, les mots « au deuxième
et au troisième degrés» sont remplacés
par les mots « au deuxième degré » ;
2° il est introduit un alinéa 4 rédigé
comme suit : « L'enseignement est dispensé pendant
un nombre maximum de 33 périodes hebdomadaires au troisième
degré de l'enseignement secondaire général.
»
Art. 6
A l'article 2, § 2, du même arrêté
royal, il est ajouté après les mots « pendant
un nombre maximum de 34 périodes hebdomadaires »
les mots « au premier et au deuxième degrés
et pendant un nombre maximum de 35 périodes hebdomadaires
au troisième degré ».
Art. 7
A l'article 2, § 3, du même arrêté
royal, il est ajouté après les mots « alinéa
2 » les mots « et 4 ».
Art. 8
A l'article 2, § 3bis, du même
arrêté royal, il est ajouté après les
mots « alinéa 2 » les mots « et 4 ».
Art. 9
A l'article 2, § 3ter, du même
arrêté royal, les mots « alinéa 2 »
sont remplacés par les mots « alinéa 4 ».
Art. 10
A l'article 2, § 4, du même arrêté
royal, il est ajouté après les mots « pendant
un nombre maximum de 36 périodes hebdomadaires »
les mots « au premier et au deuxième degrés
et pendant un nombre maximum de 37 périodes hebdomadaires
au troisième degré ».
CHAPITRE IV
Entrée en vigueur
Art. 11
Le présent décret entre en vigueur
le 1er septembre 2006, à l'exception de l'alinéa
2 de l'article 1er qui entre en vigueur le jour de sa publication
au Moniteur belge.
RICHARD MILLER
JEAN-PIERRE DARDENNE
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