Mercredi 14 mai 2008
Au Parlement wallon, en Commission des Relations internationales, de la Coopération internationale, de la Recherche, des Technologies nouvelles et des Télécommunications : QUESTION ORALE DE M. MILLER À MME SIMONET, MINISTRE DE LA RECHERCHE, DES TECHNOLOGIES NOUVELLES ET DES RELATIONS EXTÉRIEURES SUR " LA COMMISSION BELGE FRANCOPHONE ET GERMANOPHONE DE L'UNESCO "
M. Richard Miller (MR). - L'écho publié par La Libre Belgique le 6 mai dernier, a suscité ma curiosité parlementaire. En effet, il y est mentionné que les Ministres en charge des quatre entités fédérées, M. Lambertz, Mme Dupuis et Mme Simonet allaient siéger au sein de la Commission belge francophone et germanophone de l'UNESCO.
Cette Commission, présidée par M. Busquin, a pour missions de conseiller les gouvernements sur les orientations politiques de l'UNESCO, sensibiliser les citoyens belges francophones et germanophones à l'action de l'UNESCO et, enfin, promouvoir la Belgique francophone et germanophone à l'action de l'UNESCO. Ayant entendu M. Busquin s'exprimer à ce sujet dans le cadre des travaux du groupe Wallonie-Bruxelles, mes questions sont les suivantes. Pourquoi a-t-il fallu attendre 16 ans pour que cette Commission soit mise en place ? Y a-t-il un pendant néerlandophone ? Sinon pourquoi ?
Mme Marie-Dominique
Simonet, Ministre de la Recherche, des Technologies nouvelles et des
Relations extérieures. - Lorsque j'ai pris mes fonctions en 2004, j'ai
hérité d'une série de dossiers - grands et petits - que
mon prédécesseur n'avait pas pu faire aboutir. La création
de WBI était parmi les gros dossiers ; la Commission UNESCO était
dans l'autre catégorie, depuis un certain temps, il est vrai.
C'est ainsi que depuis le 5 mai dernier, nous disposons enfin d'une Commission
belge francophone et germanophone pour l'UNESCO. Nous ne pouvons que nous réjouir
que la Région wallonne dispose d'un outil comme celui-là pour
bénéficier d'avis circonstanciés sur la stratégie
de l'UNESCO et pour y renforcer sa présence et sa participation. Je voudrais
souligner la composition de cette Commission. D'une part, elle rassemble la
Région wallonne, la Communauté française, la CoCoF et la
Communauté germanophone. Je reste convaincue que nous avons beaucoup
à gagner en travaillant ensemble tout en respectant les spécificités
de chacun. Par ailleurs, la Commission réunit les administrations dont
les compétences sont discutées au sein de l'UNESCO. Cela permettra
une coordination structurée et structurelle. Enfin, et c'est là
un aspect qui me tenait à coeur, elle comprend des membres issus de la
société civile, qui apporteront un regard extérieur sur
l'UNESCO et son action. La Commission peut en outre faire appel à des
experts extérieurs, chaque fois qu'elle le souhaite.
Monsieur Miller, vous me questionnez sur l'existence d'un pendant néerlandophone.
La Flandre a créé sa Commission UNESCO en 2004. Des discussions
sont d'ores et déjà en cours afin d'élaborer un projet
de Commission nationale belge, rassemblant des représentants de chacune
des deux commissions ainsi que des représentants du Fédéral.
M. Richard Miller (MR). - Je vous remercie pour votre réponse. Effectivement, la question de savoir pourquoi il a fallu attendre 16 ans avant que cette Commission ne se mette en place restera un mystère.
J'indique tout de même que, devant le groupe Wallonie-Bruxelles, M. Busquin a rejeté la responsabilité de ce retard à la Communauté flamande.