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Actualit :
Sance
publique du 15 fvrier 2005 au Parlement de la Communaut franaise
Richard Miller
co-signe la proposition de rsolution relative la proposition de
directive sur les services dans l'Union europenne, et la
proposition relative la dfense de la diversit culturelle.
Richard Miller intervient dans les dbats ayant trait ces
propositions, lesquelles ont t votes l'unanimit except
le FN.
Je
suis un vrai libral
et
je voudrais insister sur limportance de
la
proposition de rsolution qui est soumise
lapprobation
de notre assemble. Le groupe MR
mne
ce combat depuis longtemps. Ds 1994,
nous
nous sommes abstenus lors du vote sur les
rgles
sur lOrganisation Mondiale du Commerce.
Nous
dfendions les services dintrt gnral et
nous
soutenions dautres moyens daider la cration
et
la diversit culturelles.
Cette
rsolution, dpose par lensemble des
groupes
dmocratiques de notre assemble, est importante.
Nous
esprons qu travers un ensemble
de
rsolutions de ce type dposes dans diffrentes
assembles,
divers niveaux de pouvoir, cette proccupation parviendra
aux instances dirigeanteseuropennes
o les groupes les plus importants
sont,
sauf erreur de ma part, le PPE et lInternationale
socialiste.
Nous esprons galement que
les
travaux de lactuelle Commission europenne
iront
dans ce sens, ce qui navait pas t le cas pour
la
Commission prcdente.
Pour
le MR, le dpt et le vote de cette proposition
de
rsolution sont des actes politiques importants.
La
proposition
de
rsolution relative la dfense de la diversit
culturelle
me parat bien rdige et complte dans
son
esprit. Je salue le travail ralis par Mme Corbisier.
Le
texte est trs bien balanc. Il est bien
charpent
dans son approche parce quil insiste
sur
la mondialisation. Ce phnomne, que daucuns
appellent
pjorativement libralisation, ne
doit
pas tre cart dun revers de main comme
sil
tait porteur de tous les maux de la terre. La
mondialisation
peut aider au rayonnement de la
diversit
culturelle et permet louverture de lesprit
humain
dautres formes de cultures.
Par
ailleurs, tout ce qui touche la libert
nest
pas une mauvaise chose en matire de cration
culturelle.
Les systmes politiques o aucune
libert
ntait possible ont implos deux-mmes
derrire
le rideau de fer.
Tout
nest pas jeter en matire de libralisation,
terme
auquel je prfre celui de drgulation.
Il
ne faudrait pas vacuer lenfant avec leau du
bain.
Par contre, il est absolument ncessaire de
prserver
des outils daide culturelle au vu de limportance
de
certaines maisons de production et de
la
facilit avec laquelle les outils technologiques
nous
permettent de rpandre une certaine forme
dexpression
culturelle sur la plante.
Un
autre lment important du texte est lindication
quil
convient de veiller particulirement
aux
pays en voie de dveloppement. Le cinma,
par
exemple, peut tre un outil fabuleux de cration
culturelle
pour des populations qui ont besoin
de
souvrir et de sexprimer.
Comme
cela a t rappel par mon collgue,
ce
texte vient son heure. En 1993, lorsque lon a
commenc
discuter les rgles de lOrganisation
mondiale
du commerce, Mons, devenue entre
temps
capitale culturelle de la Wallonie, le bourgmestre,
ministre
de lAudiovisuel de lpoque, a
runi
lensemble des partenaires europens pour
susciter
ce que lon a appel lesprit de Mons cest dire une
attention la diversit culturelle ;
on parlait
alors d exception culturelle . Mais
lexception
na pas t obtenue, on na pas russi
exclure
de lensemble des rgles commerciales
tout ce qui
touche la culture, laudiovisuel et
au cinma.
Ctait une simple exemption qui vient
terme
aujourdhui et doit tre rengocie. Cest
lenjeu
de ce qui se passe, dun ct, lOrganisation mondiale du
commerce et, de lautre,
lUnesco.
Le dbat est extrmement important. Ce
qui se joue
actuellement et qui va aboutir une
dclaration
Hong Kong la fin de lanne, cest
la
possibilit, pour des tats et des populations, de
pouvoir
exprimer leur vision de la vie et de ce qui
les
rassemble autour dun imaginaire collectif.
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