Mercredi 16 avril 2008
Au
parlement wallon, en séance publique, RICHARD MILLER INTERVIENT AU COURS
DES
- INTERPELLATION DE M. KUBLA A M. DEMOTTE, MINISTRE-PRESIDENT DU GOUVERNEMENT
WALLON SUR " LES REMANIEMENTS MINISTERIELS "
- INTERPELLATION DE M. VAN CAUWENBERGHE ? M. DEMOTTE, MINISTRE-PRESIDENT DU
GOUVERNEMENT WALLON SUR " LE SENS DE SA DOUBLE PRESIDENCE ET SES
IMPLICATIONS POUR L'INSTANCE REGIONALE WALLONNE "
Richard Miller - Pour ma part, je m'en tiendrai à
l'intervention de M. Van Cauwenberghe.
Une intervention certes intéressante et pleine d'humour, mais avec laquelle
je ne suis pas d'accord sur le fond.
En effet, je ne partage pas la vision présentée par M. Van Cauwenberghe. La problématique est extrêmement difficile et complexe à résoudre. Elle concerne une multiplicité d'aspects politiques, économiques et humains.
Certes, on peut donner l'impression que l'on sait ce que l'on veut. C'est toujours plus simple à faire comprendre au grand public, mais ce n'est pas nécessairement vrai. Ce n'est pas en réduisant la complexité d'un problème que l'on a tout à coup raison. Le projet simpliste d'une Wallonie qui aurait tous les avantages est évidemment séduisant.
Les francophones de ce pays ont besoin d'une alliance entre Bruxelles et la Wallonie. Je pense aux Wallons, aux francophones de Bruxelles, aux francophones de la périphérie et aux francophones des Fourons que le PS a oubliés.
J'espère que les différents groupes de travail parviendront à une solution efficace. C'est en tout cas la volonté de tous les Députés du MR.
L'identité
des gens ne se réduit pas à une seule dimension. Moi, je suis
Wallon, Belge et Européen. Notre système a l'avantage de ne pas
réduire notre identité à un seul aspect. Notre responsabilité
est de rendre nos institutions plus efficaces.
…
Richard
Miller - M. Van Cauwenberghe n'a jamais cru que la Communauté
française était le
lieu de toutes les solutions. Cela n'a jamais été mon cas non
plus. Elle n'avait pas assez de moyens et de poids politique pour mener à
bien toute son action.
Je vous rappelle que lorsque M. Demotte et moi-même avions la Culture comme compétence, Mons a été choisie comme capitale culturelle. C'est un bel exemple de décloisonnement entre la Communauté et la Région. Ce n'est pas une ville que j'ai choisie, ce sont des Bourgmestres wallons qui ont fait ce choix. C'est un choix historique pour la Wallonie.
Comme Messieurs
Kubla et Van Cauwenberghe, je suis heureux que ce débat institutionnel
ait lieu dans notre Assemblée. On nous en a longtemps privé. Ce
n'est pas le MR qui en est responsable, mais M. Di Rupo lui-même, qui
n'a pas voulu que nous abordions ces questions durant sa présidence.
…
Richard
Miller - M. Van Cauwenberghe n'a jamais cru que la Communauté
française était le
lieu de toutes les solutions. Cela n'a jamais été mon cas non
plus. Elle n'avait pas assez de moyens et de poids politique pour mener à
bien toute son action.
Je vous rappelle que lorsque M. Demotte et moi-même avions la Culture comme compétence, Mons a été choisie comme capitale culturelle. C'est un bel exemple de décloisonnement entre la Communauté et la Région. Ce n'est pas une ville que j'ai choisie, ce sont des Bourgmestres wallons qui ont fait ce choix. C'est un choix historique pour la Wallonie.
Comme Messieurs Kubla et Van Cauwenberghe, je suis heureux que ce débat institutionnel ait lieu dans notre Assemblée. On nous en a longtemps privé. Ce n'est pas le MR qui en est responsable, mais M. Di Rupo lui-même, qui n'a pas voulu que nous abordions ces questions durant sa présidence.