M. Miller (MR). -
Madame la Présidente, Monsieur le Ministre, chers Collègues, je
suis interpellé sur la latitude qu'ont ou, au contraire, n'ont pas les
mandataires politiques d'organiser des réunions ouvertes au public ou
des permanences sociales annoncées par voie de presse dans des locaux
d'associations subsidiées par les pouvoirs publics, sachant que ces réunions
sont sans rapport immédiat avec l'action développée par
ces associations.
Je souhaiterais connaître, Monsieur le Ministre, l'état actuel
de la législation sur cette question.
Y a-t-il une distinction à opérer entre un mandataire politique
qui siège au sein de l'autorité accordant le subside à
l'association qui met ses locaux à disposition pour l'organisation des
permanences sociales dudit mandataire et un mandataire qui ne siège pas
au sein de l'autorité qui accorde le subside ?
J'aimerais également connaître votre appréciation politique
sur ce type de comportement si tant est qu'il puisse être établi
dans les faits ?
M. Courard, Ministre
des Affaires intérieures et de la Fonction publique. - Il n'existe pas
à proprement parler de législation en la matière.
La législation en matière de contrôle de l'octroi et de
l'emploi des subventions est étrangère aux circonstances que vous
évoquez dès lors que la mise à disposition est, a priori,
une décision souveraine de l'association qui n'est pas liée à
l'octroi d'une subvention. Il n'y a, pour cette raison, pas lieu de distinguer
en fonction du mandat exercé par le bénéficiaire.
Je ne saurais vous en dire plus sans disposer de plus de précisions sur
un cas d'espèce.
Je m'en tiendrai également à ma qualité de Ministre de
tutelle et me garderai donc d'émettre une considération politique
sur cette pratique.
M. Miller (MR). -
Je remercie M. le Ministre pour sa réponse, même si celle-ci me
paraît un peu trop succincte. Je reviendrai ultérieurement avec
des exemples précis.