Actualité :
Texte du rapport MR
en débat : la santé
Samedi 19 février 2005
Les débats ont été extrêmement
intéressants et fournis grâce à la participation
de nombreux spécialistes de la santé (médecins
généralistes, dentistes, infirmières, mutuellistes…).
La quasi-totalité des thèmes
repris dans les documents « la santé au cœur
du débat » a été abordée.
Dans l’ensemble il ressort un grand
souhait de revaloriser la médecine générale,
en particulier l’acte intellectuel et le dossier médical
global. Ceux-ci doivent être au cœur de la santé
des patients.
A propos du dossier médical global,
il faudrait que celui-ci soit obligatoire et non plus comme c’est
le cas actuellement laissé à l’initiative
du patient ni laissé à la bonne volonté des
hôpitaux et ce, pour éviter la multiplicité
inutile de mêmes examens.
Par ailleurs, la médecine générale
s’impose aussi en matière de vaccination (à
la condition d’en simplifier la pratique via le pharmacien)
et en matière de médicaments génériques.
Pour ceux-ci, il faut laisser au médecin
la liberté de choisir les médicaments à prescrire,
en insistant sur la biodisponibilité, c’est-à-dire
l’effet réel du médicament sur l’organisme.
Une information est nécessaire auprès
des patients pour les rassurer quant à l’utilisation
des médicaments génériques.
Le médecin généraliste
construit en effet une relation avec le patient pour apporter
une meilleure réponse à ses problèmes de
santé.
Quant aux antidépresseurs, l’augmentation
de leur utilisation est aussi due à un phénomène
de société. Ils devraient être accompagnés
davantage d’un soutien par des psychologues agrées.
En matière de vieillissement de la
population, il ressort que l’accompagnement de la personne
âgée à son domicile est plus humain et moins
coûteux que le placement en maison de repos.
Toutefois, des moyens budgétaires sont
quand même nécessaires pour assurer des « solidarités
de voisinage » ; cela pourrait se faire par déductibilité
fiscale.
Le numerus clausus actuel est un leurre pour
alimenter les universités et doit tenir plus compte de
la population active.
Enfin, l’assistance a montré
une véritable préoccupation en matière de
consommation incontrôlée de boissons sucrées
et de friandises pouvant se substituer à un repas.
Une information adressée aux parents
sur les dangers de telles pratiques est absolument nécessaire.
Pascale Lebeau
Richard Miller
Jacqueline Galant
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