Actualité :
Mercredi 19 mars 2008
Au parlement wallon, en séance publique,
RICHARD MILLER INTERVIENT AU COURS DES INTERPELLATIONS
DE M. VAN CAUWENBERGHE A M. DEMOTTE, MINISTRE-PRESIDENT DU GOUVERNEMENT
WALLON SUR " LA NECESSITE D'UN POSITIONNEMENT DE LA WALLONIE
DANS LE DEBAT INSTITUTIONNEL FEDERAL ET INTRAFRANCOPHONE "
ET DANS L'INTERPELLATION DE M. CHERON A M. DEMOTTE, MINISTRE-PRESIDENT
DU GOUVERNEMENT WALLON ET A M. DAERDEN, MINISTRE DU BUDGET, DES
FINANCES ET DE L'EQUIPEMENT SUR " LA PREPARATION DU TRANSFERT
DE NOUVELLES COMPETENCES VERS LA REGION WALLONNE "
...
Richard Miller - Je ne pensais
pas intervenir aujourd'hui, mais après avoir entendu certains
propos, je me crois obligé de réagir. Avant toute
chose, je tiens à rappeler que je partage l'avis de M. Kubla,
lorsqu'il a rappelé la nécessité de tenir un
débat au sein de notre Assemblée. Je ne peux que marquer
mon accord à ce sujet.
M. Van Cauwenberghe a, par ailleurs, évoqué
les travaux du Groupe Wallonie-Bruxelles. Je ne voudrais pas que
s'installe, au sein de notre Assemblée, l'impression qu'il
y aurait d'un côté, les bons Wallons au sein des institutions
de la Wallonie qui discutent de l'avenir de la Wallonie et, d'un
autre côté, les mauvais Wallons qui lanceraient la
discussion à Bruxelles, un peu à l'instar de collabos
ou d'un Gouvernement de Vichy qui aurait en plus le défaut
de produire des rapports de piètre qualité.
Un choix a été fait par les formations
démocratiques qui composent aussi cette Assemblée.
Il consiste à aller participer à ces travaux entre
politiques et avec la société civile. Je rappelle
que des syndicalistes et des chefs d'entreprises wallons y siègent.
Il me paraît nécessaire de travailler
dans la cohérence avec Bruxelles. Aussi, il n'empêche
que la question d'une Wallonie forte que nous souhaitons doit également
être débattue ici.
Lorsqu'on examine les travaux du Groupe Wallonie-Bruxelles, celui-ci
met en évidence des
dysfonctionnements et des incohérences qui concernent également
la Communauté française.
Je ne suis pas favorable à la vieille
thèse de la fusion, dans la mesure où la Communauté
me paraît étriquée et incapable de financer
les missions importantes qui sont les siennes. Prenons l'exemple
de la culture qui n'est financée par la Communauté
française qu'à raison de 45 %. Lorsque la RTBF a besoin
d'un financement, elle s'adresse à la Région ou à
la CoCoF.
Je pense qu'il faut trouver une réponse
qui allie la Wallonie et Bruxelles dans une autre entité
politique que nous recherchons tous.
J'espère, enfin, que les travaux qui
se tiendront à Namur apporteront également des solutions
à cette difficulté qui doit rassembler nos énergies.
…
Richard Miller - Je pense qu'il
faut remercier MM. Van Cauwenberghe, Kubla et Cheron qui
ont tenu à interpeller le Ministre-Président sur cette
question. Ceci nous a permis d'avoir un premier débat et
de clarifier certaines positions. De mon côté, cela
m'a permis d'exprimer le fait que je ne voulais pas donner l'impression
que, en participant au Groupe Wallonie-Bruxelles, il y avait, de
ma part, une vision de la Wallonie comme un élément
secondaire par rapport à Bruxelles ou un espace francophone.
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