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Actualité :
Le Libéralisme social.
Discours de Richard Miller, président
de l’Intergroupe parlementaire du MR, lors du Congrès
du FDF, à Bruxelles le 20 novembre 2005.
Mesdames, Messieurs,
Chers Collègues et amis mandataires,
Chers amis du FDF,
Permettez-moi de vous dire à quel point
je me sens honoré d’avoir été invité
par votre Président Olivier Maingain, et donc à
travers sa personne, d’avoir été invité
par vous-mêmes et par votre parti, à prendre la parole
dans le cadre de votre Congrès.
Si je le ressens comme un moment important
c’est pour plusieurs raisons. Tout d’abord, je suis
Wallon, député wallon, siégeant à
Namur de même qu’à Bruxelles dans le cadre
de la Communauté Wallonie -Bruxelles. Que vous ayez
tenu à entendre un député wallon est révélateur
de notre attachement commun aux liens qui unissent les francophones
de Wallonie, de Bruxelles et de la périphérie.
Ces liens de culture et de langue sont les
mêmes que ceux qui, par-delà les frontières
de notre pays -où les francophones sont minoritaires-,
nous unissent aux millions de francophones du monde entier. Notre
langue, la langue que nous parlons, est une des grandes langues
originaires de la liberté humaine, une des langues -peut-être
la principale- en laquelle se sont affirmées pour la première
fois les valeurs de l’Etat de droit, de la justice et de
la liberté qui sont celles des démocraties libérales.
Ce sont aussi celles vis-à-vis desquelles notre vigilance
de démocrates doit être sans faille.
Sans faille, contre ce qui tend à contraindre
ces libertés -pour des motifs linguistiques, par
exemple.
Sans faille, contre ce qui peut limiter ces
libertés -par volonté idéologique ou
partisane.
Sans faille, contre ce qui peut empêcher
l’exercice de ces libertés -en raison des précarités
des moyens d’existence.
Sans faille, contre ce qui peut attaquer les
libertés en visant purement et simplement à les
mettre à bas. Et ce, sous l’emprise d’inspirations
« culturello-identitaires » qui amènent les
individus à dénier toute légitimité
et toute vie à ce qui est différent.
Autre raison de me réjouir, je suis
invité, en tant que réformateur libéral,
à vous parler du libéralisme social. Il est vrai
que depuis près d’un quart de siècle celui-ci,
le libéralisme social, a été présent
à la fois dans mon action politique personnelle et dans
chacun des mille et un textes que j’ai écrits comme
conseiller, chef de cabinet, candidat à l’élection,
parlementaire, mandataire..., j’en passe et des plus dures
! Présent donc dans ce que, avec beaucoup d’humilité,
je pense avoir réalisé, mais surtout présent
dans l’action de la formation politique à laquelle
je suis fier d’adhérer. En effet, c’est ce
qui importe le plus aujourd’hui, je m’exprime en tant
que président des Groupes politiques réunissant
tous les parlementaires du Mouvement Réformateur. Mouvement
au sein duquel les démocrates francophones que vous êtes,
les citoyens en demande de changement chers à Gérard
Deprez et les libéraux réformateurs, partagent sous
la présidence du Vice-Premier Ministre Didier Reynders
les mêmes convictions et les mêmes ambitions pour
notre pays, pour les francophones, pour la Wallonie et, bien entendu,
pour Bruxelles.
A propos de l’unité francophone
qui doit allier Bruxelles et la Wallonie, la section MR de Mons,
à l’initiative de son président Henri Blondeau,
avait invité à s’exprimer, il y a quelques
mois, Olivier Maingain. La démonstration de celui-ci avait
été éblouissante quant aux raisons objectives,
linguistiques bien entendu, mais aussi sociales tant il est vrai
que les deux aspects sont liés, ainsi qu’aux modalités
à mettre en oeuvre pour construire la cohésion francophone.
J’y repensais, il y a quelques jours.
En effet, Mons -mais ce n’était plus dans le
cadre de la section MR- a reçu un autre élu de Bruxelles,
plutôt une élue, Mme Milquet, présidente du
CDH. Son discours ne nous a rien appris. Elle argumenta sur la
façon dont la majorité PS-CDH voit cette cohésion
francophone en insistant sur le fait que des ministres siègent
dans les gouvernements régional et communautaire. Il y
a un élément cependant que Mme Milquet a oublié
de préciser : le fait que cette majorité a refusé
que Bruxelles, que le gouvernement bruxellois, ait des ministres
siégeant au sein du gouvernement francophone par excellence,
que devrait être le gouvernement de la Communauté
française Wallonie-Bruxelles. Avec pour résultat
-un wallon vous le dit - une wallonisation de la Communauté.
Avec mes collègues de la Communauté, notamment avec
Caroline Persoons, nous serons particulièrement attentifs
à ce que la Communauté française, et à
travers elle, Bruxelles ne soit pas lésée dans les
débats budgétaires qui s’entament.
Nous serons d’autant plus attentifs
que -mais là c’est moi qui ne vous apprend
rien- le gouvernement de la Communauté est évanescent
et silencieux ; j’ignore si le mot existe, mais de même
que l’on utilise beaucoup le terme « proactif »,
ce gouvernement me semble être, chers amis, « propassif
» !
J’en viens au libéralisme social
dont La Libre Belgique de ce week-end annonçait le retour
avec un point d’interrogation. Tout d’abord un premier
rappel. Le concept de libéralisme social n’est pas
nouveau. Ce n’est pas un oxymore échappé des
couloirs du PRL des années quatre-vingt. Il a au contraire
une longue histoire derrière lui, ce dont je ne citerai
qu’un seul exemple, celui de Max Stirner, l’auteur
de L’unique et sa propriété paru en 1844.
Stirner fut le traducteur en langue allemande des grands classiques
du libéralisme que sont Les Richesses sur la richesse des
nations d’Adam Smith, et du Dictionnaire d’économie
politique de Jean-Baptiste Say. Dans son oeuvre marquante, il
consacre de nombreuses pages au libéralisme social qu’il
présente comme la dimension du libéralisme visant
à rendre possibles à chacun les libertés
apportées par le libéralisme politique . Restons-en
là, tout en remarquant que Stirner ne distingue pas des
courants libéraux juxtaposés mais analyse des dimensions
intrinsèques du libéralisme.
Ce qui nous conduit à ceci : durant,
plus ou moins, les vingt-cinq années qui viennent de s’écouler,
c’est-à-dire grosso modo depuis la fondation du PRL,
puis de la coupole PRL-FDF, ensuite de la fédération
PRL-FDF-MCC, et enfin du MR, le qualificatif « social »
joint au mot « libéralisme » a eu et a pour
fonction de mettre en évidence, vis-à-vis de nos
concitoyens, des observateurs et des autres formations politiques,
un élément qui, pour les Jean Gol, Louis Michel,
Olivier Maingain, Gérard Deprez, Antoinette Spaak, Antoine
Duquesne, Georges Clerfayt, Hervé Hasquin, Didier Gosuin,
Jacques Simonet, et Didier Reynders, ne souffre aucune mise en
doute, à savoir que le libéralisme par lui-même
est intrinsèquement, authentiquement social.
Le point de départ quel est-il ? C’est
l’être humain, c’est M et Mme Tout le Monde,
à qui aujourd’hui, après des siècles
d’évolution tantôt plus lente, tantôt
plus rapide, la démocratie libérale alliée
à l’économie de marché, garantit des
droits, des libertés, de la sécurité et un
niveau de bien-être jamais atteint précédemment
dans l’histoire de l’humanité.
A aucun moment, sous la plume d’aucun
auteur libéral, ni dans les propos ou prises de parole
d’aucun penseur ou responsable libéral, on ne pourrait
trouver la moindre affirmation selon laquelle ces « bienfaits
» du progrès, durement acquis, ne doivent bénéficier
qu’à certains et pas à tous les êtres
humains ! Que ces ambitions universelles, progrès, justice,
humanisme soient difficiles à atteindre, il serait mensonger
et sot de prétendre le contraire. Je citerai tout à
l’heure quelques exemples.
Le libéralisme, en tant que projet
politique visant à organiser le plus rationnellement, le
plus raisonnablement possible la vie en commun de toute une population,
tenant compte aussi de la diversité plus forte qui caractérise
désormais les sociétés modernes, le libéralisme
a besoin de l’enseignement, de la formation, de l’activité
économique, d’institutions crédibles et efficaces,
et de mécanismes de solidarité. Tout ce qui va à
l’encontre de ces principes fondamentaux -lesquels
tiennent finalement à l’humanité de l’être
humain-, tout ce qui va à l’encontre de cela, n’est
pas du libéralisme.
Pourquoi ? Parce qu’à nos yeux,
ce n’est pas la liberté pour la liberté qui
importe -à l’instar de ces artistes qui à
force de vouloir l’art pour l’art ont abouti à
la disparition de toute forme de création artistique- ce
n’est pas non plus, autre exemple, l’activité
économique pour elle-même mais l’activité
économique en tant qu’instrument en vue d’un
mieux-être des populations. Ce n’est donc pas la liberté
pour la liberté qui importe à celles et ceux qui
partagent et portent le projet du Mouvement Réformateur,
mais la liberté pour l’être humain. Or, l’humanité
est entière ; elle ne se découpe pas comme un morceau
de cake. Ou encore, pour le formuler autrement : vouloir la liberté
pour un être humain c’est vouloir la liberté
pour tout être humain.
Pas la liberté seulement formelle consistant
à affirmer à celui qui ne possède rien qu’il
est aussi libre que celui qui a tout et, parfois, davantage que
tout. Non, nous visons l’exercice réel des libertés.
C’est là, chers amis, la dimension intrinsèquement
sociale du libéralisme : si les libertés formelles
fondent l’existence au sein d’un Etat de droit c’est
parce que les conditions réelles de l’existence,
grâce à l’économie de marché,
permettent l’exercice de celles-ci.
Que les libertés soient réelles
implique que la démocratie ne peut pas se satisfaire de
faux-semblants. Que signifie être libre de vivre à
tel ou tel endroit si la qualité de vie est dépréciée
et si l’environnement est pollué ? Que signifie être
libre de lire le journal ou de regarder les journaux télévisés,
si le traitement de l’information n’est pas objectif
mais orienté et inféodé ? Que signifie avoir
le libre choix de sa sexualité, si celui-ci suscite des
discriminations à l’embauche ou au logement ? De
même une personne âgée a-t-elle vraiment la
liberté de se promener si elle ne peut pas le faire en
sécurité ? Et quel est le degré de liberté
et d’égalité d’un enfant né dans
une Afrique frappée par la famine ou le sida ? N’est-ce
pas le degré zéro ?
On le voit, les droits et libertés
doivent sans cesse être réaffirmés, consolidés,
étendus au plus grand nombre possible de personnes et de
situations.
Tel est, en son fond, le projet politique
du Mouvement Réformateur. En ce sens il importe d’insister
sur le fait qu’il n’y a pas -lorsque les principes
mêmes de la démocratie libérale au sein de
laquelle, nous avons, nous Européens, le bonheur de vivre,
sont en cause-, de « petits combats » : toute atteinte
est inacceptable, y compris sous la forme de circulaires ministérielles
inacceptables. Certes, l’Histoire ne retient que les combats
les plus vastes. Mais ceux-ci sont constitués d’une
multitude de choix, de décisions et d’actes courageux
qui convergent en des réformes et avancées décisives.
C’est ainsi que l’humanisme s’opposa aux forces
de l’Inquisition, que les Droits de l’Homme l’emportèrent
sur les privilèges de l’Ancien Régime et que
les démocraties firent s’effondrer le totalitarisme
de l’Union des Républiques Socialistes Soviétiques,
de même qu’elles avaient fini par vaincre le National-Socialisme
hitlérien.
Vouloir la démocratie, vouloir le changement,
vouloir la liberté n’est pas une option aléatoire
mais une nécessité intrinsèque à l’esprit
du libéralisme. Celui-ci, en effet, est le projet, la méthode
politique qui prend en compte le fait qu’il n’y a
pas, qu’il n’y a jamais dans le devenir politique
des choses, de certitude à priori. Le seul sens de l’Histoire
est celui que les hommes lui donnent, celui que les hommes créent
par leurs choix et par leurs actions. Rien n’est jamais
acquis et ce qui a pu être arraché à l’Histoire
de favorable à la condition humaine et de favorable à
la condition sociale de l’être humain, de bénéfique
pour les populations, nécessite d’être préservé,
d’être protégé contre le retour toujours
possible du pire.
Loin d’être une crédulité
confiante dans les effets « positifs à tout coup
» de la liberté, (« Agissons librement et tout
ira pour le mieux »), le libéralisme est une attitude
politique qui revendique au plus haut point la lucidité
quant à la nature de la liberté humaine. Nous ne
nous fions pas en sa toute bonté, car si tel était
le cas, si les hommes agissant librement n’accomplissaient
que le bien et si leurs actions n’engendraient que des effets
positifs, il n’y aurait nul besoin de libéralisme.
Il n’y aurait nullement besoin d’un engagement politique
visant à créer une société de justice,
de bien-être, de progrès et de démocratie.
C’est en ce sens que le libéralisme contient en lui-même,
ou plutôt est par lui-même, les mécanismes
de régulation nécessaires à la liberté
des hommes. Nécessaires pour qu’un monde commun soit
possible. Dans le champ de l’économie par exemple,
le « laissez faire » n’est pas le « laissez
tout faire » : le libéralisme libère l’activité
économique en vue des libertés formelles et réelles
d’êtres humains vivant en société, pas
en vue de la liberté économique. Mais il le fait
en s’efforçant de ne pas trahir l’essence de
la liberté. Mission difficile, tâche toujours à
reprendre : telle est la grandeur de notre engagement politique
lequel n’est pas confondable avec d’autres doctrines
politiques, que ce soit le socialisme qui privilégie la
société sur l’individu et réduit en
conséquence les libertés, ou que ce soit l’ultralibéralisme
qui, à force de préconiser la liberté pour
la liberté, et non pas la liberté pour l’être
humain, finit par tuer et le libéralisme et la liberté
humaine.
C’est par ce point, chers amis, que
je terminerai.
Tout d’abord, une anecdote. Il y a peu
de temps j’entendais un journaliste de la RTBF présenter
la critique d’un film à l’affiche : Le cauchemar
de Darwin. Film où sont évoqués la pauvreté,
la famine, les trafics d’armes, la fin des espèces
animales. Et le journaliste de conclure : « Voici les méfaits
du libéralisme ». Alors que tout ce qui est dénoncé
dans ce film est ce contre quoi les démocraties libérales
n’ont de cesse de dresser des digues et de combattre. Outre
le fait que ceci en dise long sur les clichés que véhicule
la radiotélévision de service public de la Communauté
Wallonie-Bruxelles, il importe compte tenu du « monde mondialisé
» qui est le nôtre d’évoquer, ne fût-ce
que brièvement, la relation libéralisme-altermondialisme.
Si l’on entend par altermondialisme
une critique sans projet, un cri sans alternative, en ce cas le
libéralisme social, tel que je viens d’essayer de
le préciser, n’est pas de la même veine que
Porto Allegre. Par contre si l’on entend par altermondialisme,
l’action soutenue, concertée, concrète pour
faire reculer et mettre à bas les frontières de
la pauvreté, si l’on entend par altermondialisme
la volonté de créer un monde où la dignité
humaine -c’est-à-dire la dignité de
tout être humain- n’est pas qu’une incantation
formelle mais une politique de progrès, de réalisations,
de réformes et d’avancées bien réelles,
alors nous pouvons affirmer que notre projet de société
n’a jamais rien fait d’autre que de construire un
autre monde, un monde meilleur. Notre libéralisme revient
à apporter à une immense partie de l’humanité,
qui aujourd’hui en est privée, l’accès
aux bienfaits de la démocratie et de l’économie
de marché. Projet utopique ? Refus de voir la vérité
en face ? Pas du tout : « ...la pauvreté absolue,
écrit Johan Norberg, a diminué aux endroits où
elle était la plus répandue. Par exemple, en Asie,
plusieurs centaines de millions d’individus qui avaient
de la difficulté à survivre il y a peine vingt ans
jouissent maintenant d’une existence assurée. La
misère globale a diminué » .
Est-ce à dire que tout est pour le
mieux dans le meilleur des mondes et que la mondialisation étend
son baume apaisant sur les plaies de l’univers ? Non, bien
entendu. J’ai eu l’occasion de le dire tout à
l’heure : penser cela reviendrait à accepter naïvement
que la liberté est bonne à tout coup, pour tout
le monde et en tout endroit. J’irai plus loin. De façon
plus précise, il est une vérité économique,
qui n’est pas récente mais qui se révèle
particulièrement opérante dans ce que nous vivons
aujourd’hui, à savoir que le territoire de la richesse,
le territoire où la mondialisation autodéploie ses
bienfaits, est aussi malheureusement un territoire hétérogène,
un territoire « troué ». J’emprunte le
terme à l’un des plus grands historiens européens,
Fernand Braudel qui, dans sa monumentale histoire du capitalisme
entre le XVème et le XVIIIème siècle, montre
comment la concentration des ressources et des richesses se fait
nécessairement en faveur de certains lieux de prédilection
qui en excluent d’autres. Et Braudel d’écrire
: « Toutes les économies avancées sont ainsi
comme trouées d’innombrables puits » .
Ceci implique que les déséquilibres
ne se définissent plus seulement en termes nord-sud ; ils
surgissent désormais sur l’ensemble du territoire
de la mondialisation. Ainsi des zones de développement
intense, des zones de haute productivité de richesse seront
ou sont déjà dans une relative proximité
avec des poches de pauvreté, avec des espaces troués
et inhumains. Espaces d’autant plus difficiles à
combler que la richesse proche sera plus grande, voire, sous l’emprise
du seul capitalisme financier, incommensurablement plus grande.
A n’en pas douter ces zones parsèment
d’ores et déjà le territoire de la mondialisation,
y compris dans l’hémisphère nord. Comment
sinon comprendre la révolte en France des quartiers «
troués » des banlieues urbaines ? Comment appréhender
sinon la différence entre certaines communes du Brabant
Wallon et des communes du Borinage où l’on atteint
un taux de chômage de l’ordre de 35 % de la population
active ? Comment interpréter sinon, les images «
quartmondistes » qui, à l’occasion de catastrophes
naturelles, nous ont révélé un autre visage
de la première puissance économique mondiale.
Face à cela le libéralisme entend
veiller à ce que le corollaire de la mondialisation ne
soit pas une humanité qui ne serait plus une -c’est-à-dire
présente en tout être humain- mais qui serait une
humanité tissée de poches d’inhumanité,
de pauvreté et d’absence de liberté !
Chers amis du FDF, chers amis du MR, ce combat-là
n’est pas un combat des horizons lointains, c’est
un combat d’ici et de maintenant. C’est le combat
libéral de toujours, non pas pour un autre monde, mais
pour un monde autre. Un monde meilleur.
Je vous remercie.
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