Actualité :
Mardi 22 janvier 2008,
au Parlement de la Communauté française, en séance
publique.
Question de Richard Miller à Mme Fadila
Laanan, ministre de la Culture et de l'Audiovisuel, relative à
" la révision du financement de l'audiovisuel public
"
Richard Miller - La Commission européenne
a diffusé un document de consultation sur le nouveau cadre
de financement étatique du service public de radiodiffusion.
Ce document a été adressé aux États
membres et aux parties prenantes afin qu'ils fassent connaître,
pour le 10 mars prochain, leur avis avant toute proposition de la
Commission européenne. Cette procédure de consultation
marque le commencement de la révision de la communication
sur la radiodiffusion, annoncée dans le plan d'action 2005
relatif aux aides d'État.
Au nombre des principes retenus, la Commission européenne
rappelle que son rôle est de maintenir une concurrence équitable
entre les radiodiffuseurs.
Cela implique que " les missions de service public doivent
être clairement définies et le soutien public limité
à ce qui est nécessaire pour assurer ces missions,
notamment à l'exclusion de toute surcompensation et d'éventuelles
subventions croisées au bénéfice des activités
commerciales ". La Commission européenne vous demande,
madame la ministre, les remarques de la Communauté française
à propos de la définition précise des missions
de service public ainsi que de leur strict financement.
La Communauté française a-t-elle déjà
entamé la rédaction de ses commentaires ? Si non,
quelle procédure comptez-vous mettre en oeuvre ?
Estimez-vous que les missions de service public sont suffisamment
définies ? Pensez-vous que le mode de comptabilité
interne à la RTBF permette de déterminer strictement
les moyens affectés au respect des missions de service public
?
Depuis le dépôt de la présente question orale,
le débat sur le recours à la publicité commerciale
pour financer notre service public audiovisuel ainsi que sur les
effets que pourrait induire la logique commerciale sur la programmation
de la RTBF s'est trouvé vivifié.
Je vous informe que les groupes MR et Ecolo vont déposer
une proposition de résolution relative à l'organisation
d'un débat parlementaire sur la définition des missions
du service public audiovisuel et le financement de celles-ci par
la publicité commerciale.
Je vais relever quelques éléments du texte de cette
résolution.
Un ensemble de considérants reprend ce que je viens de rappeler,
d'autres sont relatifs à l'importance de la dotation de la
RTBF en provenance de la Communauté française. Certains
articles traitent du fait que l'argent public ne se limite pas à
cette dotation, puisque la Région wallonne et la Cocof y
participent.
Des considérants ont trait aux missions de service public
de la RTBF ; d'autres rappellent qu'elle dépend en partie
de la publicité commerciale, que le plafond acceptable de
25 % a été porté à 30 %, que lors de
la discussion en commission parlementaire, la majorité PS/cdH
s'était engagée à organiser des débats
sur les contenus publicitaires qui n'ont pas eu lieu, que la majorité
n'a pas pu s'entendre au moment de l'adoption de recommandations
pour la négociation du contrat de gestion.
Enfin, quelques considérants traitent du financement des
télévisions locales et communautaires ainsi que de
la reprise du débat sur le recours à la publicité
commerciale.
Dans cette proposition de résolution, nous demandons que
le gouvernement communique au parlement son projet de réponse
au questionnaire de la Commission européenne. Nous demandons
également qu'un débat et un vote interviennent au
parlement avant le 10 mars 2008, date à laquelle vous devez
rentrer vos considérations.
Nous souhaitons l'organisation d'un vaste débat sur le financement
de la RTBF et des missions de service public.
Madame la ministre, depuis quelques jours, votre leitmotiv est le
suivant : il suffit que Sarkozy éternue à Paris pour
que le MR s'enrhume à Bruxelles. C'est un peu court car le
débat existe réellement, que vous le vouliez ou non.
La Commission européenne vous pousse dans le dos, la décision
française aura nécessairement des conséquences
sur les ambitions publicitaires de TF1 sur le territoire de notre
Communauté Wallonie-Bruxelles. Les interrogations sociétales
et culturelles ne peuvent plus être écartées
d'un simple revers de la main gauche.
M. Léon Walry (PS). - Monsieur
Miller, si vous deviez suivre M. Sarkozy en tout, vous finiriez
quand même toujours par y perdre !
M. Richard Miller (MR). - La décision
prise par le président de la République française
aura nécessairement des conséquences sur la façon
dont TF1 va organiser sa diffusion publicitaire chez nous. Nous
devons donc avoir ce débat entre nous, afin de nous préparer
à cette échéance.
…
Richard Miller - J'ai proposé
à plusieurs reprises l'organisation de ce débat en
commission de la Culture. La majorité a prétendu que
cela ne dépendait pas de la commission mais bien de la Conférence
des présidents. Cela ne relevait donc pas de ma responsabilité.
Mme Fadila Laanan, ministre de la Culture
et de l'Audiovisuel. - La communication de la Commission européenne
concernant l'application aux services publics de radiodiffusion
des règles relatives aux aides d'État a été
publiée le 10 janvier dernier et les contributions sont attendues
pour le 10 mars 2008. Elle aborde une matière juridiquement
complexe et aux enjeux politiques et démocratiques évidents.
C'est pourquoi j'attends une première analyse de mes services
administratifs avant de vous donner les orientations de la contribution
du gouvernement. Ces mêmes services vont examiner avec les
autres Communautés la faisabilité d'une contribution
commune, car la contribution d'un État à ce type de
consultation a probablement plus de poids que celle d'une entité
fédérée. L'expérience acquise par la
Communauté flamande pourra être précieuse. À
la suite d'une plainte liée au lancement du service SPORZA,
la Communauté flamande a en effet été soumise
à enquête de la part des services de la Commission.
Rien n'indique que la Commission conclue un jour à l'incompatibilité
des aides octroyées à la VRT. Aucune procédure
comparable n'a, à ma connaissance, été initiée
par rapport à la RTBF ou à la BRF, voire aux télévisions
locales francophones. D'emblée, je tiens à attirer
votre attention sur le fait que la consultation publique s'adresse
autant aux États membres qu'aux entreprises et aux particuliers.
La procédure de consultation publique est une pratique habituelle
et régulière de la Commission. Dans ce cas, elle justifie
sa démarche par la nécessité d'évaluer
l'impact de décisions de justice européennes, de ses
propres décisions ou d'évolutions technologiques et
économiques intervenues dans le secteur de la radio-télévision,
dont celui de service public. De telles consultations sont planifiées
par la Commission et il n'y a pas lieu, à mon sens, de s'en
émouvoir particulièrement. Oui, monsieur Miller, je
suis d'avis que le contrat de gestion conclu avec la RTBF, sur la
base du décret du 14 juillet 1997 portant statut de la RTBF,
définit avec suffisamment de précision les missions
de service public de cette dernière. Du reste, ces missions
sont réévaluées tous les cinq ans, ce qui me
paraît de saine gestion. Quant à la comptabilité
analytique visée par la communication de la Commission du
15 novembre 2001, qui a été traduite dans le contrat
de gestion de la RTBF, elle constitue d'abord un outil de gestion
de l'entreprise publique. Elle permet en l'espèce de connaître
les coûts et moyens affectés par média, par
activité et par unité de programme. Au vu de sa précision,
elle doit pouvoir permettre un contrôle fin de l'exécution
des missions de service public par la RTBF. J'attire toutefois votre
attention sur le fait que d'autres outils de mesure de performance
de la RTBF existent. Il est exact qu'une certaine tension règne
entre, d'une part, les règles uniformes qu'énonce
la Commission pour apprécier la conformité des aides
octroyées en exécution des missions de service public
et, d'autre part, le droit des États reconnu par le protocole
d'Amsterdam de définir les missions de leurs services publics
compte tenu de leurs situations spécifiques. Il s'agit d'une
application heureuse du principe de subsidiarité, et non
d'une application incontrôlée. Je vous demande de me
laisser le temps de la réflexion avant de vous exposer la
position de notre gouvernement, voire celle du gouvernement fédéral,
sur les questions posées par la Commission. Je rappelle que
la Commission ne nous demande pas de redéfinir nos missions
de service public, ce que nous avons fait d'octobre 2005 à
mai 2006. Monsieur Reinkin, je suis favorable à une relance
du débat sur la publicité. Je m'étonne qu'à
cette tribune ou dans la presse, certains affirment que la majorité
manifesterait peu d'intérêt pour une telle discussion.
Permettez-moi de clarifier la situation. De nos réunions
en commission, il est clairement apparu que le parlement se saisirait
de l'organisation du débat sur la publicité audiovisuelle,
ainsi que sur la violence et les préjugés sexistes.
La question des modalités d'organisation devait être
abordée par la conférence des présidents prévue
en décembre. En juillet 2007, je me suis déclarée
ouverte à la tenue d'un débat sur la publicité.
J'estime toutefois qu'il ne devrait pas se limiter au financement
de la RTBF, car d'autres questions, comme la protection des mineurs,
doivent être abordées. En outre, je souhaiterais que
pareils débats portent également sur des propositions
alternatives concrètes et qu'ils ne se restreignent pas à
des discussions de salon entre gens convaincus. Je suis sereine
quant à la consultation de la Commission. Lors de l'élaboration
du contrat de gestion, des juristes ont d'ailleurs été
consultés sur le sujet. Le fait que des missions de service
public ont été renforcées contribue à
justifier notre intervention. À titre d'exemple, ces missions
couvrent également une obligation de prise de risque en matière
d'innovation technologique. Bien entendu, je reste cohérente
et je défendrai la position d'intervention financière
de la Communauté française. Toute autre attitude signifierait
l'abdication face au droit à l'accessibilité et à
la diversité culturelle. Je suis très surprise, monsieur
Reinkin, de vous voir partager les fantasmes du MR, en utilisant
la terminologie démagogique de " télévision
commerciale d'État ". Une telle expression est insultante
pour l'ensemble de la RTBF, qui démontre son indépendance
avec constance, vis-à-vis tant des annonceurs que des autorités.
Comment continuer à véhiculer une telle image, alors
que les faits démontrent en permanence le contraire ? Si
nous pouvons être critiques à l'égard de la
RTBF, nous devons également reconnaître qu'elle se
porte mieux et, surtout, arrêter de la caricaturer. Le refinancement
de la RTBF explique également sa meilleure santé.
Notre effort est considérable et tout autant indispensable
à ses missions. Toute conclusion de la consultation qui n'irait
pas dans ce sens signifierait sa mise en danger. De même,
la fin du financement publicitaire se traduirait par des pertes
d'emplois, ainsi que par une diminution des investissements, des
missions de service public et des capacités de production
propre, notamment. Fragiliser maintenant un tel outil culturel et
d'innovation serait criminel et reviendrait à gaspiller tous
les investissements précédents. Il ne s'agit pas ici
de faire de la politique spectacle. Tous les groupes démocratiques
ont intérêt à ce que la RTBF aille mieux et
se développe. C'est pourquoi je n'ai jamais voulu mettre
en avant les efforts que j'ai accomplis pour l'aider. Je ne veux
pas que l'on joue aux apprentis sorciers avec la RTBF. En réaction
aux déclarations du président français, il
convient tout d'abord de rappeler que la Communauté française
ne dispose pas des mêmes moyens d'action que la France. Par
ailleurs, il ne suffit pas de jeter des principes sur la table sans
réfléchir aux solutions que leur mise en oeuvre requiert.
Il faut noter que la France ne parle pas nécessairement d'une
seule voix dans ce dossier et qu'aucune solution tangible n'apparaît
pour l'instant. Si la solution devait consister en un accroissement
de la pression fiscale, il faut savoir que le volume des ressources
françaises - population et opérateurs - est sans rapport
avec celui des ressources de la Communauté française.
Pour l'instant, la Communauté française n'a pas de
compétence fiscale et n'a donc aucun moyen de compenser le
manque à gagner lié à la suppression de la
publicité auprès des opérateurs privés
de télévision ou des opérateurs GSM par exemple.
Ce dossier ne pourrait dès lors trouver une issue que dans
l'intervention d'un autre niveau de pouvoir, certainement fédéral
et, éventuellement, régional. Or, il serait politiquement
maladroit d'être une nouvelle fois demandeur au vu des discussions
en cours sur la réforme de l'État. À défaut
d'un transfert de compétences à la Communauté
pour que celle-ci perçoive une " taxe de remplacement
" ou d'une rétrocession de fonds collectés par
le fédéral ou par les régions, la Communauté
française serait contrainte de puiser les moyens alternatifs
dans les budgets de ses compétences voisines, notamment l'enseignement
et le sport. C'est une option impossible. Par ailleurs, parler de
réduire les moyens du service public ou, en tout cas, les
précariser, puis augmenter corrélativement les moyens
des opérateurs privés, est une façon curieuse
de défendre une télévision de service public
de qualité. C'est ouvrir une voie royale aux opérateurs
étrangers - dont TF1 - qui lorgnent sur le marché
belge depuis longtemps. Je voudrais aussi rappeler que le public
ne vit pas dans une bulle et, qu'on le veuille ou non, la publicité
fait partie intégrante de notre quotidien. Elle est dans
la rue, dans la presse écrite et dans tous les médias
privés. Il est illusoire de tenter d'isoler la population
d'un phénomène auquel celle-ci est de toute façon
massivement confrontée. La suppression de la publicité
à la RTBF n'est pas susceptible de " protéger
la population " de ce que certains considèrent comme
une menace. Il faut encadrer la publicité, la baliser et
apprendre au public à la décoder. N'oublions pas non
plus que les francophones de Belgique regardent bien plus les télévisions
étrangères que les Français. Notre marché
est historiquement très ouvert. Enfin, contrairement à
ce que j'ai entendu sur la situation en France, je dirai que toutes
les balises nécessaires existent à la RTBF. La mission
de service public a été définie dans le contrat
de gestion et renforcée. Cette mission est soumise à
divers contrôles, tant par le gouvernement en termes de rapports
périodiques devant être transmis que par le CSA qui
est une autorité indépendante. Ce qui distingue la
RTBF des opérateurs privés n'est pas le fait qu'elle
diffuse ou non de la publicité, mais bien qu'elle est soumise
à un cahier des charges avec des missions de service public
que n'ont pas les opérateurs privés. Vous évoquez
les conséquences éventuelles de la décision
de la France sur notre Communauté. Il est clair que la suppression
de la publicité sur les antennes de France Télévision
devrait avoir un effet très déstructurant sur les
marchés audiovisuels. TF1 ne pourra absorber seule une telle
part du marché publicitaire. On pourrait ainsi voir fleurir
une série de nouveaux opérateurs privés avec,
à la clé, une fragmentation encore accrue de l'offre
en Communauté française.Cela donnerait lieu à
une situation déséquilibrée, où la RTBF
se trouverait toujours seule à devoir répondre à
un lourd cahier des charges, en voyant ses recettes menacées.
En effet, on ouvrirait une voie royale aux opérateurs privés
étrangers, dont TF1. J'en viens à la proposition de
faire réaliser une étude sur le financement de la
RTBF. L'opportunité d'y recourir pourrait utilement être
abordée dans le cadre du débat que nous attendons
en cette enceinte. Il conviendrait toutefois de se fixer sur le
cahier des charges et de rester raisonnable quant au coût
de l'étude. Je serais d'ailleurs très curieuse de
connaître aussi l'impact d'une telle décision sur le
marché de la création publicitaire en Belgique. Quoi
qu'il en soit, si les souhaits du président Sarkozy devenaient
réalité, nous devrions rapidement mener une réflexion
de fond sur la manière de gérer les conséquences
de ce bouleversement du marché audiovisuel en Communauté
française. Enfin, en ce qui concerne Arte Belgique et le
développement de l'émission 50o Nord, je peux vous
dire que la possibilité de recourir à du sponsoring
pour des événements ponctuels n'est pas exclue par
la RTBF à l'heure actuelle. Cependant, rien de concret ne
serait envisagé à ce stade. Les coûts de production
structurels de l'émission ont été adaptés
aux moyens disponibles grâce à l'indexation de la dotation
spécifique et à des recettes de TVA, que la RTBF récupère
sur les coproductions.
Richard Miller - La réponse de
la ministre comporte de nombreux éléments intéressants.
Cependant, je ne comprends pas très bien si elle estime qu'un
débat doit avoir lieu au sein de notre assemblée concernant
la communication devant être faite à la Commission
européenne.
Les différents aspects qui touchent au financement du service
public par le biais du recours à la publicité commerciale
ne doivent pas être examinés par un seul bout de la
lorgnette. La RTBF, sa hiérarchie et ses spécialistes
ont donné un avis que l'on retrouve dans la réponse
de Mme la ministre.
Cependant, il faut tenir compte du public de la Communauté
française qui estime peut-être en avoir assez de cette
publicité commerciale.
Nous demandons dès lors l'ouverture d'un débat sur
le recours à la publicité commerciale sur les antennes
du service public pour déterminer s'il y a d'autres voies
à envisager. Nous n'avons jamais dit qu'il fallait stopper,
demain, tout recours à la publicité commerciale ;
nous voulons seulement mener un débat de société.
La réponse de la ministre à ce sujet me déçoit
profondément. À M. Walry qui nous dit qu'à
force de suivre M. Sarkozy, nous allons nous perdre, je réponds
que son groupe n'a pas attendu cela pour se perdre. Lorsque j'entends
Mme Laanan et le groupe socialiste défendre bec et ongles
la publicité commerciale, la publicité au sein d'une
société de consommation, je pense que beaucoup de
socialistes ont dû se retourner dans leur tombe !
Mme Fadila Laanan, ministre de la Culture
et de l'Audiovisuel . - C'est le service public que nous défendons,
monsieur Miller.
Richard Miller - Vous défendez
le recours à la publicité. Je sais que vous êtes
ennuyée quand on vous dit cela. Il me semble hypocrite de
votre part de dire que vous défendez le service public.
Vous ne voulez pas d'un débat sur le recours à la
publicité commerciale parce que vous faites appel à
celle-ci et ne voulez pas examiner l'existence d'autres possibilités.
Richard Miller - C'est le parti socialiste
qui l'a voté ! C'était inscrit dans la Charte de Quaregnon,
monsieur Walry ? Est-ce une politique de gauche que vous défendez
? Où est votre cohérence ? C'est de l'opportunisme
! Je terminerai en disant que le MR n'a pas voté cette augmentation
du plafond des recettes publicitaires.
Mme Fadila Laanan, ministre de la Culture et de l'Audiovisuel
. - Vous l'avez suggéré, c'est dans le rapport : vous
demandez l'augmentation des ressources publicitaires pour accroître
l'indépendance de la RTBF. Les textes sont là. Arrêtez
de raconter des carabistouilles !
Richard Miller - Madame Laanan, vous
êtes dans un parlement ici et ce qui compte, c'est le vote
posé par les parlementaires, et le MR ne l'a pas voté,
c'est le parti socialiste qui l'a fait. J'en conviens, Mme Corbisier
a insisté à plusieurs reprises sur la nécessité
d'un débat. J'ai fait vérifier les procès-verbaux
de la conférence des présidents. J'ai moi-même
demandé, en tant que président de commission, que
les groupes politiques envoient leurs propositions pour ce débat.
Aussi, madame Corbisier, appuyez notre demande. Ayons enfin dans
cette assemblée un débatsur le financement du service
public de la radiotélévision!
Richard Miller - Regardez la programmation
de la RTBF, madame de Groote !
Voyez s'il n'y a pas déjà des effets induits de la
publicité commerciale sur le contenu des émissions.
Fait personnel
M. le président. - La parole est
à M. Miller pour un fait personnel.
Richard Miller (Fait personnel). - Monsieur
le président, je voudrais réagir une fois de plus
aux propos de Mme de Groote. Comme je l'ai déjà dit
à plusieurs reprises, ce n'est pas au seul président
de la commission Culture de décider quel jour, sous quelles
modalités organiser ces débats.
M. le président.
- Nous avons un règlement et nous l'appliquerons.
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