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Actualité :
23 janvier 2008, au
Parlement wallon, question écrite du de de MILLER Richard
à MARCOURT Jean-Claude -- Ministre de l'Economie, de l'Emploi,
du Commerce extérieur et du Patrimoine sur le Répertoire
des biens archéologiques.
Je reviens sur l'interpellation que j'avais
adressée à Monsieur le Ministre à propos des
dysfonctionnements de l'administration chargée de l'archéologie
en Région Wallonne, ainsi que sur votre réponse.
En effet il m'est revenu que Mme la Directrice
Générale de l'administration du Patrimoine estimerait
que mes interrogations relatives à la préservation
des pièces archéologiques mises à jour, seraient
" déplacées ", visant à porter atteinte
à la réputation de l'administration.
J'ai relu la réponse de Monsieur le Ministre
; il n'infirme, à aucun moment, au contraire, aucune de mes
interrogations qui toutes étaient inspirées par les
Observations de la Cour des Comptes. A la page 52 de son 19ème
Cahier, celle-ci écrit bien que, pour le dépôt
des biens archéologiques, " la situation a été
jugée problématique " et que la sécurité,
en ce compris " contre le vol ", n'était pas optimale.
Je voudrais donc savoir
si, à ce jour, l'administration est en possession d'un listing
complet, avec identification des pièces et, le cas échéant,
leur valeur probable, des biens archéologiques mis à
jour depuis que leur sécurité doit être assurée
par la Région wallonne.
Réponse
du Ministre :
Avant toute chose, il est utile de rappeler
qu'en matière d'archéologie, la Région est
aujourd'hui compétente lorsqu'elle effectue des fouilles,
mais dès qu'elle découvre un objet, c'est à
la Communauté française d'en assumer la responsabilité
de gestion.
Ceci étant précisé, les
archéologues essayent aujourd'hui de recueillir J'ensemble
des traces laissées par l'activité humaine et très
souvent c'est l'étude des sols qui fournit les informations
déterminantes. C'est ainsi qu'une majorité écrasante
des "biens archéologiques" recueillis comprennent
des échantillons de sols, de matériaux de constructions,
de déchets d'activités artisanales et de fragments
d'objets sans réelle valeur intrinsèque, dont la valeur
scientifique dépend d'abord et avant tout de l'intérêt
du contexte dans lequel ils ont été trouvés.
Lors de chaque fouille, un inventaire complet
de l'ensemble de la documentation comprend non seulement l'inventaire
des biens archéologiques mais aussi les plans, coupes, photos
et les fiches de description des structures observées pendant
la fouille. Toute cette documentation est conservée dans
le service dont dépend l'archéologue. Mais il exact
qu'une uniformisation de ces inventaires est aujourd'hui indispensable.
Toutefois, aucun de ces inventaires ne prévoit
de rubrique "valeur" des biens. D'une part, parce que
la commercialisation de ce mobilier n'a jamais été
envisagée et, d'autre part, parce que l'immense majorité
n'a aucune valeur intrinsèque et n'est pas commercialisable.
Cependant, exceptionnellement des fouilles peuvent
parfois livrer des objets en métaux précieux. Ils
sont alors inventoriés comme les autres, mais conservés
séparément dans des coffres-forts.
Quant à la masse énorme de mobilier
et d'échantillons récoltés au cours de ces
dernières années, ceux-ci sont en attente d'une affectation
de type muséographique par la Communauté française.
Toutefois, compte tenu des difficultés rencontrées
par la Communauté, la Région a pris l'initiative de
construire divers dépôts de fouilles. Plusieurs projets
d'aménagement sont ainsi à l'étude pour tenter
de résoudre ces problèmes.
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