Mardi 24 juin 2008

Au Parlement wallon, en Commission des Relations internationales, de la Coopération internationale, de la Recherche, des Technologies nouvelles et des Télécommunications : PRÉFIGURATION DES RÉSULTATS DE L'EXÉCUTION DES BUDGETS DE LA RÉGION WALLONNE POUR L'ANNÉE 2007 (DOC. 4 - IVe (2007-2008) - N°1)

- EXPOSÉ DE LA COUR DES COMPTES
- EXPOSÉ DE LA MINISTRE DE LA RECHERCHE, DES TECHNOLOGIES NOUVELLES ET DES
RELATIONS EXTÉRIEURES

- ECHANGE DE VUES

M. Richard Miller (MR). - J'aurai une remarque relative à notre méthode de travail. Habituellement, le Ministre répond brièvement à la Cour des comptes après l'avoir entendue.

Ici, nous avons eu un long exposé de la Ministre, ce qui est tout à son honneur. Cette dimension laisse toutefois supposer que les remarques de la Cour des comptes sont fondées et touchent à des points sensibles. Ainsi, il existe une différence entre les montants engagés en 2006 et 2007 et les crédits décidés. 18 millions d'euros sont perdus, puisque les années sont passées et que les exercices ont été clôturés.

Pour introduire ma deuxième remarque, je vous dirai qu'à l'université, soucieux de maintenir mon grade de plus grande distinction, j'avais obtenu du professeur d'économie Jacques Nagels, qu'il annule ma note de première session et me permette de présenter mon examen au cours de la seconde. J'ai donc investi deux mois de vacances dans l'étude du cours consacré à la planification. Votre exposé me renvoie à la matière que j'ai ainsi étudiée de manière approfondie et à la façon dont, lorsqu'un plan ne marche pas, parce qu'il y a des ratés au démarrage comme l'indique la Cour des comptes, il peut être plus facile de dire que cela tient au fait que d'autres n'avaient pas compris qu'il fallait démarrer à temps. Pour ce qui concerne vos compétences, il semble que nous ayons ainsi toujours droit au même argument, à savoir qu'un plan a été décidé, que l'on va essayer de le lancer, mais que les partenaires n'ont pas compris assez vite ce qu'il fallait faire pour bénéficier des montants disponibles.

Madame la Ministre, nous sommes inquiets et nous l'avons par ailleurs dit en Commission du Budget. A cet égard, nous souhaiterions disposer d'un état des lieux qui tienne compte des plus récents résultats obtenus, sur base des nouveaux. Il semblerait que nous pourrions en prendre connaissance, ce vendredi en Commission du Budget.

Nous sommes inquiets au sujet de votre consommation budgétaire. Nous avons d'ailleurs observé à cet égard des remarques de la Cour des comptes et entendu votre réponse. Mais la Cour des comptes est une institution respectable et voilà qu'elle vient de pointer deux années de suite vos compétences, notamment en matière de recherche.

Notre objectif n'est pas de dire que le Plan Marshall serait une erreur. Nous avons toujours été favorables à ses objectifs, mais nous sommes inquiets sur la façon dont vous les mettez en oeuvre. La Cour des comptes renforce notre inquiétude.

M. Freddy Deghilage (PS). - Je salue le grade obtenu par M. Miller à l'université.

M. Richard Miller (MR). - Cela m'a conduit à lire le " Capital " de Karl Marx.

M. Jean-Claude Van Cauwenberghe (PS). - Cela a laissé des traces.

M. Richard Miller (MR). - Cela m'a permis de noter qu'en matière de planification, les arguments développés ici rencontrent ce qui se passait à l'Est.

Mme Marie-Dominique Simonet, Ministre de la Recherche, des Technologies nouvelles et des Relations extérieures. - Je n'ai jamais douté de la qualité des études de M. Miller. J'ai bien entendu son observation. Si je m'étais exprimée brièvement, il en aurait tiré la conclusion que j'étais embarassée. J'ai fait un peu plus long, ce qui est peut-être plus difficile à suivre.
Je tiens à indiquer que dans le cadre du Plan Marshall, aucun budget n'est perdu. Je crois d'ailleurs qu'en lançant un programme novateur et validé pour 107 millions de dépenses sur les 120 que nous pouvons dépenser en quatre ans, nous n'avons pas perdu de temps.