Mardi 24 juin 2008
Au Parlement wallon, en Commission des Affaires générales, de la Simplification administrative, des Fonds européens, du Règlement et de la Comptabilité : INTERVENTION DE RICHARD MILLER SUITE A L'INTERPELLATION DE M. WESPHAEL À M. DEMOTTE, MINISTRE-PRÉSIDENT DU GOUVERNEMENT WALLON SUR " LES INITIATIVES PRISES PAR LE GOUVERNEMENT WALLON AFIN DE RÉPONDRE AUX ENJEUX DU POUVOIR D'ACHAT DES MÉNAGES "
M. Richard Miller (MR). - C'est une interpellation importante et l'intervention de M. Fourny montre aussi l'importance de ce dossier. M. Wesphael a ouvert ce débat important et nous propose d'avoir au Parlement un travail qui rassemble les différentes formations politiques.
Il sera intéressant de voir la réponse du Ministre-Président, mais il faut aussi avoir ce problème à l'esprit dans le cadre d'un travail visant à rendre plus cohérent l'espace francophone. Quand le Ministre-Président demande plus de cohésion entre Bruxelles et la Wallonie, cela peut aussi contribuer à répondre à cette problématique. Pour prendre un exemple, une régionalisation éventuelle de l'enseignement pourrait se trouver appuyée par le manque de moyens nécessaires pour aider les personnes, mais on se rend immédiatement compte que ce n'est pas en scindant l'enseignement en deux que l'on trouverait des réponses pour les personnes qui vivent dans la pauvreté. D'une manière constestable, certains pourraient dire " occupons-nous de nos pauvres ", mais ce n'est évidemment pas possible d'agir si on n'a pas une vision plus large de la problématique.
J'ai écouté M. Fourny essayer d'introduire ici ce qui concerne la publicité, matière qui ne dépend pas de nos compétences. Nous pourrions, par contre, donner des moyens aux CPAS pour gérer le problème de la pauvreté, mais nous n'avons pas de levier sur la publicité. Il faut toutefois observer que nous mettons des moyens publics au service de nos politiques tandis que des publicités vont à l'encontre de ce que nos politiques génèrent.
Tenant compte de la double casquette du Ministre-Président, ce sont des éléments importants en matière de cohérence des politiques menées. Je vous rappelle que, lorsque nous avons eu un débat sur la publicité, les représentants des consommateurs nous ont dit que les personnes les plus défavorisées sont généralement les plus sensibles à ce type de publicité. Il y a donc un véritable impact sur cette catégorie de personnes qui vivent parfois dans des conditions à la limite de la dignité humaine.