Jeudi 27 novembre 2008
Au Parlement de la Communauté française, en Commission de l'Education, question orale de M. Richard Miller à M. Christian Dupont, ministre de l'Enseignement obligatoire, relative à " l'Athénée royal Marguerite Bervoets "
Richard Miller - Depuis quelques années, l'Athénée royal Marguerite Bervoets semble revivre. En témoignent l'augmentation de sa population scolaire, à l'inverse des tendances générales observées dans d'autres établissements du réseau de la Communauté française, et son enseignement de qualité. Ce dernier point est important et sans doute plus encore dans la province de Hainaut qui détient les records de taux de chômage.
J'ai été particulièrement surpris par un article récemment paru dans la presse qui fait état d'un " climat détestable " dans cet athénée. Dans cet article, la CGSP dénonce " des harcèlements et des brimades envers ses délégués, un " nonrespect systématique du statut syndical ", une utilisation abusive de stagiaires ou encore la détérioration continuelle des conditions de travail. "
Par ailleurs, un fait récent a interpellé les parents.
Au cours de la dernière réunion à laquelle ils étaient conviés, ils ont été accueillis par des membres du personnel qui ont distribué des tracts dénonçant " le massacre du personnel, un climat de terreur et de délation dans l'école ". Les parents n'ont pourtant jamais remis en cause la qualité des relations avec l'établissement, au contraire. Cette impression de climat détestable ne semble pas non plus être partagée par la majorité des professeurs.
Le comportement de ces quelques enseignants ne porte-t-il pas atteinte à cet établissement scolaire et au réseau d'enseignement organisé par la Communauté française en général ? S'il existe un conflit entre certains membres du personnel et la direction, doit-il être porté de la sorte sur la place publique ? Les dispositions statutaires n'interdisent-elles pas aux agents de porter atteinte à l'institution qui les emploie ?
M. Christian Dupont, ministre de l'Enseignement obligatoire. - Je me réjouis comme vous de la bonne santé de l'Athénée royal Marguerite Bervoets. J'ai néanmoins été informé par mon administration de problèmes, notamment relationnels, dans cet établissement. Des enquêtes administratives sont actuellement en cours. J'attends leurs conclusions. Je ne manquerai pas de prendre les mesures nécessaires sur la base des rapports que je recevrai. Je vous communiquerai bien entendu ces informations. Je regrette comme vous que les tensions au sein de l'athénée aient été portées sur la place publique. Il ne me paraît pas souhaitable que les deux parties - car si je ne m'abuse, la direction s'est également exprimée dans l'article que vous citez - règlent leurs différends de cette manière. Comme l'administration est saisie de ce dossier, ce conflit doit trouver sa solution par la voie hiérarchique habituelle. Ma priorité est que cet établissement continue à dispenser un enseignement de qualité et qu'il retrouve rapidement la sérénité qui s'impose, d'autant qu'il est, comme vous l'avez souligné, en progrès.
Richard Miller - Je remercie le ministre pour l'attention qu'il porte à ce dossier, tout en faisant la part des choses. Je suis confiant en sa volonté de maintenir le niveau de qualité de l'enseignement de l'Athénée royal Marguerite Bervoets qui est une véritable institution à Mons.