Mardi 27 octobre 2009
Au Parlement de la Communauté française, en Commission de la Culture, de l'Audiovisuel, de l'Aide à la presse, du Cinéma, de la Santé et de l'Egalité des chances, question orale au ministre Mme Fadila Laanan, Ministre de la Culture, de l'Audiovisuel, de la Santé et de l'Egalité des chances relative à la "Campagne de vaccination contre la grippe A/H1N1", de M. Richard Miller
Richard
Miller - La campagne de vaccination contre la grippe pandémique
a débutéil y a une semaine en Belgique pour le personnel des
hôpitaux. Ensuite, d'autres catégories de la population auront
la possibilité de se faire vacciner.
Cependant,
plusieurs questions relatives à ce vaccin restent sans réponse.
J'ai eu
l'occasion, comme beaucoup d'entre nous, de voir un débat très
intéressant, dimanche dernier, dans lequel M. Daniel Reynders admettait
qu'aucun test scientifique n'avait donné de résultats pour les
femmes enceintes. Malgré cela,M. Reynders recommande aux futures mamans
dese faire vacciner.
Comment
peut-on recommander ce vaccinalors que tous les tests n'ont pas été
effectués ?
Les effets
secondaires sont-ils connus et maîtrisés ?Certaines catégories
de la populationprésententellesplus de risques d'effets secondaires
? Dansles pays limitrophes, de nombreux opposants auvaccin qualifient les
Belges de cobayes. Quelle estl'opinion de la ministre au sujet de ce qualificatifpour
le moins inquiétant ?
J'ai appris
également que le vaccin serait gratuitpour les groupes prioritaires
tout comme, sauf erreur de ma part, la visite chez le médecin pratiquantla
vaccination.
Sachant que l'État compte acquérir dix millions de doses de vaccin, je souhaite savoir à combienreviendra cette campagne de vaccination. Unfonds budgétaire est-il prévu à cet effet ? La Communautéfrançaise interviendra-t-elle financièrement? Si oui, pour quel montant ?
Mme
Fadila Laanan, ministre de la Culture, de l'Audiovisuel, de la Santé
et de l'Égalité des chances. - En Belgique, c'est le commissariat
interministériel Influenza qui assure la coordination générale
des actions de gestion de l'épidémie, en collaboration avec
les entités fédérées, et ce conformémentau
plan national Influenza.
Cette gestion est également assurée en coordinationavec les
instances internationales telles quel'OMS et l'European centre for disease
prevention and control.
Depuis la mi-juillet, comme le prévoit le plan national de lutte contre
la grippe, le commissariata été placé sous l'autorité
du SPF Intérieur. Depuiscette date, quatre cellules ont été
instauréesau centre gouvernemental de coordination et decrise : la
cellule de gestion qui est l'instance de décisionpolitique, la cellule
d'évaluation, la celluled'information et la cellule économique
et sociale.
En outre, un comité scientifique est également rattachéau
commissariat.
Le commissariat définit les mesures à prendreen fonction de
l'évolution de la situation. Ces mesuressont ensuite validées
par la cellule de gestionà laquelle participe mon cabinet.
Comme ce fut le cas pour les médicaments antiviraux,les modalités
d'utilisation et d'octroi desvaccinsfont l'objet de discussions au sein du
comitéscientifique du commissariat.
Les modalités de distribution sont négociéespar le même
commissariat, l'administration duservice public fédéral Santé
publique et l'agencefédérale du médicament, avec les
associations de
pharmaciens et de médecins.
Les résultats de ces discussions et négociationsaboutissent
à des propositions qui sont soumisesensuite, pour validation, à
la cellule de gestion.
Les indications et contre-indications de la vaccination,le choix des groupes
cibles et celui desgroupes prioritaires sont arrêtés, sur la
base decritères scientifiques internationaux, par le comitéscientifique
du commissariat.
L'ensemble de ces questions relèvent des compétencesdu pouvoir
fédéral. La Communautéfrançaise, et en particulier
mon cabinet, valide cespropositions en réunion de cellule de gestion.
Le budget de la campagne de vaccination està charge du fédéral,
lequel a pris des dispositionspour que soient gratuites non seulement la vaccinationmais
aussi la consultation médicale associée.
Je vous propose de soumettre votre questionà Mme Onkelinx pour plus
de précisions.
La seconde vague de vaccination, qui suivracelle du personnel médical,
vise les groupesà risque. Ceux-ci ont été définis
selon des critèresmédicaux précis et seront directement
prisen charge par les médecins traitants. Seront égalementconcernés
d'autres groupes prioritaires, définissur la base de critères
de santé publique.
L'objectif ne sera donc pas uniquement d'assurerune protection personnelle,
mais aussi de garantirla continuité de certains services, notamment
publics.
Ainsi, la vaccination sera proposée au personnelde l'enseignement et
des milieux d'accueil. Je rappelle que la vaccination n'est en aucun cas obligatoire.
Elle se fait sur base volontaire et est totalementgratuite.
En coordination avec les ministres de l'Enseignementet de la petite Enfance,
nous assureronsl'information des groupes prioritaires dès queceux-ci
auront été validés en cellule degestion, ence compris
les modalités d'organisation de la vaccination.
Les coûts à charge de la Communauté françaisecorrespondent
donc aux coûts de communicationet d'information. Ceux-ci sont généralementréduits,
la priorité ayant été accordée à lavoie
électronique, dans la mesure du possible.
Richard
Miller - Je remercie la ministre de sa réponse.