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Actualité :

2 juillet 2008

 

Au Parlement de la Communauté française, en Commission des Relations internationales et des Questions européennes :

 

Question de M. Richard Miller à Mme Marie-Dominique Simonet, viceprésidente et ministre de l'Enseignement supérieur, de la Recherche scientifique et des Relations internationales, relative à la " situation des études universitaires en sciences humaines "

 

M. Richard Miller (MR). - À l'heure actuelle, on ne cesse de déplorer le manque d'ingénieurs et d'informaticiens, des professions qui exigent une formation universitaire dans le domaine des sciences exactes. Je partage ce souci. Il conviendrait à mes yeux d'organiser l'enseignement fondamental et secondaire en vue de garantir aux élèves les meilleures chances d'entamer des études universitaires dans les sciences exactes.

 

Cela dit, ce serait une erreur de réorienter les investissements universitaires au détriment des facultés des sciences humaines. Ce n'est pas actuellement l'option choisie et je poserai donc une question d'ordre général. Je pense qu'un maximum de jeunes devraient entamer et mener à bien des études universitaires tant dans les facultés des sciences exactes que dans celles des sciences humaines.

 

On observe une tendance à considérer que les sciences exactes sont essentielles et que les sciences humaines, plus floues, aboutiraient à des travaux de recherche peu intéressants sur des langues aujourd'hui disparues. Or, je pense que notre société multiculturelle de plus en plus complexe et diffi-cile à comprendre aura besoin de spécialistes dans les sciences humaines, y compris dans l'étude des langues anciennes, de l'histoire, etc.

 

Disposez-vous de statistiques ou d'éléments d'information concernant les tendances ?

 

Mme Marie-Dominique Simonet, viceprésidente et ministre de l'Enseignement supérieur, de la Recherche scientifique et des Relations internationales.
- Je partage l'opinion de M. Miller ; notre société a effectivement besoin de l'enseignement supérieur, de carrières scientifiques et de sciences humaines. C'est bien vers une Europe de la connaissance que nos efforts tendent.
Cela dit, l'évolution des primo-inscriptions en sciences humaines à l'université en Communauté française ne montre aucun signe de défection, au contraire. M. Miller peut donc être rassuré. Depuis 2000, les inscriptions ont régulièrement augmenté et sont passées de 6 468 à 7 480 en 2005- 2006. L'éventail de l'offre est très large et peut être consulté sur enseignement.be. Je rappelle que nous défendons un système de libre accès à l'enseignement supérieur et la liberté pour les jeunes de choisir leur orientation en fonction de leurs aspirations personnelles. Il faut oeuvrer tous ensemble à sensibiliser les jeunes aux nouveaux besoins de la société et les motiver à y répondre. Nous devons aussi plus largement soutenir notre enseignement supérieur et nous battre, avec lui, pour en garantir la qualité.

 

M. Richard Miller (MR). - Je remercie la ministre pour sa réponse. Je suis heureux d'apprendre que le nombre d'inscriptions en sciences humaines n'a pas connu de baisse ces dernières années.
Je reviendrai éventuellement sur le sujet, en vous posant des questions plus détaillées sur l'éventail de l'offre et le soutien aux chercheurs en sciences humaines.

 

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