COMMUNIQUE DE PRESSE - Lundi 02 juin 2008
Meeting de soutien aux trois Bourgmestres non nommés de la périphérie
Réuni
ce lundi matin sous la présidence de Richard Miller, l’Intergroupe
parlementaire du Mouvement Réformateur a tenu à réaffirmer
son total appui aux trois Bourgmestres francophones de la périphérie
bruxelloise, non nommés par le Gouvernement flamand, Damien Thiéry
pour Linkebeek, Arnold d’Oreye de Lantremange pour Kraainem et François
Van Hoobrouch d’Aspre pour Wezembeek-Oppem.
Présent ce jour à Francfort et à Luxembourg pour les 10
ans de l’Euro et les 50 ans de la Banque européenne d’investissement,
le Président du Mouvement Réformateur, Didier Reynders, a transmis
un télégramme de soutien aux trois Bourgmestres dans lequel il
réaffirme sa conviction qu’une solution au dossier « Bruxelles-Hal-Vilvorde
» passera par une réponse respectant le choix des électeurs
dans chacune de ces communes et permettant aux trois Bourgmestres d’exercer
pleinement leurs fonctions.
Didier Reynders indique par ailleurs que « l’ensemble des partis
politiques francophones partagent ce point de vue et agiront de manière
solidaire dans le but de faire respecter les droits démocratiques des
citoyens et de leurs élus à Linkebeek, Kraainem, Wezembeek-Oppem
comme partout ailleurs ».
L’Intergroupe parlementaire du MR rappelle que cette non-nomination est sans commune mesure avec le fait qui leur est reproché, à savoir l’envoi de convocations électorales dans la langue maternelle de nombreux électeurs, et qu’elle constitue une atteinte aux principes fondamentaux de la Charte de l’autonomie locale à laquelle adhèrent les pays membres de l’Union Européenne.
L’Intergroupe précise enfin qu’une solution négociée pour « Bruxelles-Hal-Vilvorde » fait partie des engagements pris par les huit partis démocratiques, flamands et francophones, qui ont signé la proposition de loi spéciale traduisant l’accord sur le premier paquet de réforme de l’Etat.
Richard
MILLER représentera Didier REYNDERS ce soir à la manifestation
de soutien.
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Intervention de Richard Miller lors de la manifestation de soutien aux trois bourgmestres francophones de la périphérie bruxelloise non nommés par le gouvernement flamand, le 2 juin 2008
Mesdames,
Messieurs,
Chers amis,
J'ai le plaisir et l'honneur de prendre la parole devant vous ce soir pour, au minimum, une double raison.
La première, j'ai été chargé par Didier Reynders, président du Mouvement Réformateur, de vous adresser un message en son nom. Présent ce jour à Francfort et à Luxembourg pour le dixième anniversaire de l'Euro et le cinquantième anniversaire de la Banque européenne d'investissement, il a transmis un télégramme de soutien aux trois Bourgmestres dans lequel il réaffirme sa conviction qu'une solution au dossier " Bruxelles-Hal-Vilvorde " passera par une réponse respectant le choix des électeurs dans chacune de ces communes et permettant aux trois Bourgmestres d'exercer pleinement leurs fonctions. Didier Reynders indique par ailleurs que " l'ensemble des partis politiques francophones partagent ce point de vue et agiront de manière solidaire dans le but de faire respecter les droits démocratiques des citoyens et de leurs élus à Linkebeek, Kraainem, Wezembeek-Oppem comme partout ailleurs ".
La deuxième raison, je l'exprimerai au nom de tous les parlementaires du MR siégeant dans les différentes Assemblées, fédérales, francophones, bilingue à Bruxelles, Wallonne à Namur, germanophone à Eupen et européenne. Réunis ce matin au sein d'un Intergroupe que je préside, ils ont tenu à réaffirmer leur total appui aux trois Bourgmestres francophones de la périphérie bruxelloise, non nommés par le Gouvernement flamand. Cette non-nomination est sans commune mesure avec le fait qui leur est reproché, à savoir l'envoi de convocations électorales dans la langue maternelle de nombreux électeurs. Elle constitue une atteinte aux principes fondamentaux de la Charte de l'autonomie locale à laquelle adhèrent les pays membres de l'Union Européenne. Enfin, nous avons rappelé qu'une solution négociée pour " Bruxelles-Hal-Vilvorde " fait partie des engagements pris par les huit partis flamands et francophones, qui ont signé la proposition de loi spéciale traduisant l'accord sur le premier " paquet " de réformes de l'Etat.
Permettez-moi enfin, quelques mots à titre plus personnel.
Il y a une quinzaine de jours, dans un entretien accordé au journal Le Soir, j'ai dit combien les choix politiques d'une Flandre empêchant la Belgique, mon pays, notre pays, de ratifier la Convention Unesco sur la diversité culturelle, ou encore la Convention sur la protection des minorités, d'une Flandre qui n'accepte pas, dans toutes ses conséquences, le résultat d'élections démocratiques, d'une Flandre dont un certain type de propos sont devenus à ce point habituels que l'on en finirait par oublier qu'ils flirtent avec le mépris de l'Autre, j'ai dit combien cette Flandre présentait, pour les démocrates, un visage, malheureusement, inquiétant.
Je maintiens cette déclaration, (même si depuis, de nombreux messages sont venus de Flandre, dire qu'il ne s'agissait pas de toute la Flandre, et qu'il ne fallait pas mettre tout le monde dans le même sac…) tout simplement parce que j'ai eu le sentiment qu'il était de mon devoir de la faire. Car, quand la démocratie est en jeu, chaque combat a son importance. Et le combat qui nous rassemble aujourd'hui, au-delà des trois bourgmestres que je salue pour leur détermination, concerne, à la fois très directement et très symboliquement, les principes mêmes de l'organisation démocratique de la société. Si on laisse vider de sa substance un principe aussi essentiel que la légitimité électorale, alors on n'est plus dans un système démocratique, électif et représentatif.
En conclusion, chers amis, je vous dirai que lorsque l'on voit à quel point les Institutions internationales comme l'ONU, la Commission européenne, le Conseil de l'Europe, de même que la presse étrangère, notamment américaine, s'interrogent à propos de l'assimilation identitaire que la Flandre entend imposer, il me paraissait urgent d'être ici ce soir, -en tant que MR, je l'ai dit-, mais aussi et probablement avant tout, en tant que Wallon. Wallon, Francophone et Européen. Belge aussi, à la condition que l'Etat fédéral Belgique puisse continuer à s'affirmer sur la scène internationale, en tant que démocratie exemplaire. C'est, croyez-le bien, tout le sens du combat qui nous rassemble.
R.Miller