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Actualité :
Mardi 30 janvier 2007
Au Parlement wallon, en commission des Affaires générales,
de la Simplification administrative, des Fonds européens,
du Règlement et de la Comptabilité :
QUESTION ORALE DE M. MILLER À M. DI RUPO,
MINISTRE-PRÉSIDENT DU GOUVERNEMENTWALLON, SUR "LE COMMERCE
DES ARMES AVEC LA RÉPUBLIQUE POPULAIRE DE CHINE ET LA RELANCE
DE LA "GUERRE DES ÉTOILES""
Richard Miller - Monsieur le Président,
Monsieur le Ministre-Président, le 17 janvier dernier, Monsieur
le Ministre-Président, les instances européennes ont
lancé le processus de négociation d'un accord bilatéral
avec la Chine. Cet accord vise à renforcer nos coopérations
dans des thématiques telles que les technologies et la coopération
spatiale.
Ce lancement des négociations va en quelque
sorte à contresens de l'actualité dans la mesure où
la Chine vient de reconnaître ses tests de missiles contre
des satellites spatiaux. Bref, c'est le concept "de la guerre
des étoiles".
On sait que, par ailleurs, la Chine est sous
embargo depuis les événements tragiques de 1989 et
la répression de la place Tian'anmen. Le Parlement européen
a confirmé, début janvier 2007, la volonté
de poursuivre les négociations. Quel est votre sentiment
à cet égard?
Quelle est la position du Gouvernement wallon
quant au lancement des négociations européennes avec
la Chine sur des matières qui ont des retombées très
directes pour le secteur de l'armement?
La Wallonie peut-elle jouer un rôle à
ce titre dans le cadre de la présence de la Belgique au Conseil
de sécurité?
Enfin, on sait que la Wallonie a refusé
en juin 2005 d'exporter du matériel de New Lachaussée
en Tanzanie. Le Journal l'Écho nous apprend que la Chine
a livré le matériel voulu par l'État africain.
Quelles sont les leçons à tirer
de cette décision chinoise?
M. Di Rupo, Ministre-Président
du Gouvernement wallon. - Monsieur le Président, chers Collègues,
tout d'abord, il s'agit en fait de l'actualisation d'un accord économique
et commercial de 1985. La coopération spatiale en serait
un des 22 volets et concernerait surtout le programme Galileo. Bien
sûr, si vous souhaitez obtenir davantage de précisions
à ce sujet, nous pouvons interroger l'Union européenne
ou bien via les Parlementaires européens à la Commission.
Nourrir de telles négociations offre l'opportunité
à l'Europe et à la Région wallonne, de défendre
ses principes en matière de non-prolifération des
armes, et du respect des Droits de l'Homme. De plus, nous tenons
strictement à l'embargo décrété par
l'Union européenne après les événements
de Tienanmen.
Nous savons que cet embargo est discuté mais il continue
à s'imposer à tous les pays et la Région wallonne
le respecte scrupuleusement. Il orientera le choix des projets de
coopération.
Au Conseil de Sécurité, la Wallonie agira via la Belgique,
bien sûr avec détermination mais aussi avec la modestie
de sa position.
Si nous pouvions un jour obtenir une réglementation mondiale
sur les armes, cela éviterait de devoir faire le constat
que vous avez fait. Si on en croit les informations publiées
dans les médias, la Chine aurait livré les armes et
si c'était vrai, cela ne fait que conforter l'idée
qu'il conviendrait d'avoir une réglementation internationale
sur la terre entière, tant sur terre que dans le ciel, pour
répondre à votre image des étoiles.
Richard Miller - Je remercie M.
le Ministre-Président pour sa réponse, mais je pense
qu'il serait utile d'envisager prochainement une réunion
de la Commission conjointe qui réunit les Parlementaires
wallons et les Parlementaires européens pour obtenir davantage
de précisions.
Je ne voudrais en effet pas que nous soyons systématiquement
mis devant le fait accompli par des décisions européennes.
Je vous adresserai donc, Monsieur le Ministre-Président,
une demande en ce sens.
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