Actualité :
Mercredi 5 mars 2008
Au Parlement wallon, en séance
publique, Richard Miller intervient dans la discussion suite à
la proposition de résolution relative à la libéralisation
des services postaux dans l'Union européenne, déposée
par MM. Fourny et consorts
Richard Miller
- Monsieur le Président, je remercie M. Fourny de m'avoir
proposé de cosigner le texte de la proposition de résolution.
Je l'ai fait dans le même esprit que lors du débat
mené au sein de notre Assemblée à propos de
la directive sur la libéralisation des services. Nous avions
mené un combat commun pour aboutir à une révision,
à certains amendements de la directive Bolkestein. Tout est
toujours perfectible, bien entendu, mais le texte qui a été
adopté au niveau européen est différent de
celui qui avait été présenté initialement.
Je remercie également
mon collègue, M. Meurens, de m'avoir permis de prendre la
parole à sa place sur ce dossier.
Nous avons donc, au
niveau du groupe MR, souhaité cosigner la proposition de
résolution ainsi amendée.
En effet, il s'avérait
nécessaire d'actualiser la proposition initiale car les autorités
européennes ont délimité le cadre dans lequel
la libéralisation des services postaux peut désormais
s'accomplir.
De toute évidence,
la vraie question qui reste en suspens consiste à mettre
en pratique la décision européenne dans notre pays,
libéralisation à laquelle nous sommes favorables,
bien entendu mais dans un cadre strict.
Dans ce cadre, les
États disposent d'un certain pouvoir d'appréciation
et de réglementation.
C'est dans ce contexte
que la proposition qui est soumise à l'approbation des parlementaires
wallons
doit être comprise.
Un certain nombre de
questions, parfois fort importantes pour la pérennité
de notre opérateur historique, à savoir la Poste,
doivent être tranchées dans les prochains mois. Je
vais en citer quelques-unes :
- comment financer le service universel ? En effet, le fonds de
compensation ne fonctionne pas lorsqu'il est appliqué dans
certains pays. Il est difficile d'établir combien cela va
coûter ;
- les différents opérateurs postaux doivent être
placés sous l'empire de réglementations sociales et
fiscales identiques ;
- pas de morcellement du marché géographique et des
types de courriers. Il ne faut pas, vous l'avez rappelé M.
Fourny, saucissonner le territoire belge ;
- nous voulons des exigences identiques pour tous les opérateurs
: distribution du courrier au moins cinq jours par semaine, idem
pour la récolte du courrier ;
- l'opérateur historique et les nouveaux opérateurs
doivent se mouvoir dans un environnement concurrentiel non discriminant
l'un par rapport à l'autre ;
- et enfin, il faut de la clarté dans la législation
à appliquer.
On l'aura compris,
les prochaines règles qui seront édictées par
l'autorité fédérale seront déterminantes
pour la Poste qui devra, encore plus qu'aujourd'hui, se mouvoir
dans un environnement concurrentiel.
Notre opérateur
historique dans le domaine postal, qui représente encore
plus de 32.000 emplois et un chiffre d'affaires de plus ou moins
2,5 milliards d'euros, doit pouvoir exercer son métier avec
professionnalisme, efficacité et modernité.
Cela dépendra
dans une large mesure des modalités d'application qui seront
déterminées au niveau national.
C'est en cela, chers
Collègues, que la résolution qui vous est soumise
possède tout son sens. (Applaudissements sur les bancs du
MR.)
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