Mercredi 8 octobre 2008

Au Parlement de la Communauté française, en commission de l'Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, question de Richard Miller à Mme Marie-Dominique Simonet, vice-présidente et ministre de l'Enseignement supérieur, de la Recherche scientifique et des Relations internationales, relative à " l'annonce d'une université montoise pour la rentrée 2009 "

Richard Miller - Le dossier de la création d'une université à Mons a suscité à plusieurs reprises des débats au gouvernement et au parlement de la Communauté française, ainsi que dans le monde académique.

Le vendredi 18 juillet, le gouvernement a approuvé en première lecture l'avant-projet de décret portant création de l'Université de Mons par fusion de l'Université de Mons-Hainaut et de la Faculté polytechnique de Mons. Cet avant-projet restructure également les habilitations universitaires et le refinancement des universités. Depuis lors, nous avons appris que le texte avait été approuvé en deuxième lecture par le gouvernement.

Deux masters, en sciences biomédicales et en sciences économiques et sociales, sont créés et des masters supplémentaires seraient accordés aux Fucam.

Si je me réjouis de cette décision, il est difficilement acceptable que l'annonce en ait été faite par le président du parti socialiste et bourgmestre de Mons lors d'une conférence de presse qui s'est tenue la veille du jour où le gouvernement allait débattre du texte. Celui-ci n'était donc pas encore adopté que les informations étaient déjà transmises à la presse qui les publiait le matin même de la réunion de votre gouvernement.

Je souhaiterais connaître votre avis sur la manière dont l'information a été rendue publique.

Je sais que nous en débattrons, puisque le projet de décret sera bientôt transmis à notre commission, mais je voudrais savoir si les informations publiées dans Le Soir et dans La Province du vendredi 18 au matin reflètent bien la décision gouvernementale.

Mme Marie-Dominique Simonet, vice-présidente et ministre de l'Enseignement supérieur, de la Recherche scientifique et des Relations internationales. - Je sais que vous attendiez cette décision, monsieur Miller. Vous m'aviez fait part avant l'été de votre confiance en ma détermination à mener à bien le dossier. Vous constaterez que votre confiance était bien placée. Le dossier est actuellement en deuxième lecture et j'ai bon espoir de pouvoir vous le présenter prochainement. Vous connaissez comme moi le fonctionnement du gouvernement et la longueur de ses procédures.
Petite précision par rapport à l'article du journal Le Soir : les deux nouvelles habilitations accordées à la Fucam proviennent de l'UCL. Les trois nouvelles habilitations de l'ULB à Charleroi sont en fait des habilitations que l'institution bruxelloise avait à Nivelles.

Richard Miller - Je vous avais effectivement fait part de la confiance que j'avais en vous, madame la ministre. Il n'en reste pas moins que la façon dont a procédé le bourgmestre de Mons est pour le moins surprenante. Ce dernier a en effet annoncé la décision avant même que le gouvernement l'ait prise.